Longtemps relégué à la sphère intime, le cycle menstruel s’impose désormais comme un sujet incontournable dans le peloton professionnel. Entre douleurs, fatigue, variations hormonales, les coureuses du Tour de France Femmes sont confrontées à une réalité physiologique que les équipes n’ignorent plus. Pendant des décennies, le sujet est resté cantonné aux chuchotements des chambres d’hôtel ou à l’intimité des bus d’équipes. Dans un sport façonné par les codes masculins, parler de règles relevait presque de l’inconvenance. Pourtant, sur les routes du Tour de France Femmes 2026, les langues se délient. Les championnes parlent. Les équipes s’adaptent. Et le cycle menstruel, longtemps ignoré, est devenu un enjeu à part entière de performance et de santé. Lorsque la Mauricienne Kim Le Court franchit la ligne en vainqueure lors de la sixième étape au Tournon-sur-Rhône, elle n’a pas hésité à évoquer ce que beaucoup auraient autrefois gardé pour elles. «Aujourd’hui, j’ai gagné alors …