Dans les forêts malgaches, l’indri ouvre davantage la bouche lorsqu’il monte dans les aigus. Une étude publiée le 21 septembre révèle une coordination qui pourrait l’aider à amplifier son chant à la manière des sopranos à l’opéra. La forêt malgache a ses grandes voix et parmi elles, celle de l’indri. Il est le seul lémurien connu pour chanter, dont la voix réserve une surprise. Et lorsqu’il atteint les notes aiguës, sa bouche s’ouvre davantage. Ce mouvement pourrait lui permettre de mieux projeter sa voix, à la manière d’une chanteuse d’opéra. C’est l’hypothèse explorée par une étude publiée le 21 septembre dans PLOS Computational Biology. Pour comprendre cette mécanique, des chercheurs ont analysé 83 vidéos de 19 indris sauvages. Et, image après image, un logiciel a suivi l’écartement de leurs lèvres. Là où les enregistrements sonores, eux, permettent alors de mesurer la hauteur des notes. Le résultat est net : les …