1 700 poules promises à l’abattoir vont être proposées à l’adoption dans ce département le 4 juillet

Elles passent des mois à pondre des œufs presque chaque jour, malgré cela, leur avenir est bien sombre. Heureusement, une initiative permet aujourd’hui à certaines de ces poules d’échapper au sort que ces types d’élevages leur réservent habituellement.

Le triste destin des poules de réforme

Certaines poules n’auront jamais droit à une retraite. Après plus d’un an à pondre quotidiennement dans des élevages intensifs, les éleveurs ne les jugent plus assez rentables. Leur production d’œufs diminue et leur avenir est scellé. On appelle alors « poules de réforme » ces animaux, que l’on élève uniquement pour leur rendement.

Pour beaucoup de ces animaux, l’histoire s’arrête à l’abattoir. Après une existence passée dans la promiscuité, où seul les œufs comptent, de jeunes pondeuses plus performantes les remplacent. Néanmoins, certaines évitent cette tragédie grâce à des associations ou à des particuliers qui leur offrent une seconde vie.

1 700 poules de réforme proposées à l’adoption

En effet, l’association Champs Libres aux Poules organise régulièrement des opérations pour sauver des poules de réforme en leur épargnant l’abattoir. La prochaine aura lieu le 4 juillet dans le Gers, où l’association proposera 1 700 poules rousses de 18 mois à l’adoption. Des vétérinaires (ou l’association) contrôlent leur état de santé avant chaque placement auprès des familles.

Pour adopter une poule, les candidats doivent la réserver auprès de l’association et s’engager à respecter une charte éthique. Des bénévoles prennent d’abord en charge les animaux malades ou blessés jusqu’à leur rétablissement. L’association demande un don minimum de 4 euros par animal afin de financer les sauvetages et les futures opérations, selon les informations de Presse Lib.

Des sauvetages qui font évoluer les mentalités

Créée en 2020 par Heidi Carneau, l’association Champs Libres aux Poules s’inspire d’une initiative britannique qui a déjà permis à plus d’un million de poules d’être adoptées depuis 2005, d’après son site. En quelques années, le réseau s’est fortement développé et mène désormais des opérations de sauvetage dans douze départements du Sud-Ouest et du Sud-Est.

En plus de trouver un poulailler accueillant, l’association multiplie les projets pour sensibiliser le public au bien-être des poules. Elle collabore avec des mairies, des commerces, des écoles et des EHPAD, tout en orientant les adoptants vers des vétérinaires compétents. Cette structure a pour mission de permettre une seconde chance aux animaux et de faire évoluer les regards sur leur condition. Ainsi des milliers de poules échappent chaque année à l’abattoir et découvrent une nouvelle vie chez des particuliers.