Vous signalez la présence envahissante du gléchome, ou lierre terrestre, dans vos plates-bandes et pelouses, et vous cherchez un moyen de vous en débarrasser. Pourtant, avant de dégainer le moindre produit, prenons un peu de recul…
Le gléchome est-il dangereux ?
Glechoma hederacea est une vivace rampante de la famille des Lamiacées, proche cousine de la menthe. Certes, elle peut s’étendre rapidement, surtout sur une terre fraîche, en particulier si la pelouse est clairsemée. Mais elle a aussi des qualités : elle couvre le sol, limite l’érosion, nourrit les pollinisateurs avec ses petites fleurs bleues au printemps, et ses sommités parfumées sont comestibles, utilisées comme plante médicinale ou condimentaire.
Je ne recommande l’usage d’aucun produit chimique, ni sélectif ni total. Non seulement ces désherbants sont néfastes pour la biodiversité et les nappes phréatiques, mais ils ne règlent souvent pas le problème sur le long terme. À peine éliminé, le gléchome revient si les conditions lui sont favorables. Pour limiter sa présence, il faudrait améliorer la densité de votre gazon, afin qu’il lui laisse peu de place. Aérez le sol, semez à nouveau si besoin, tondez régulièrement.
Comment limiter la progression du gléchome ?
Dans les massifs, désherbez à la main ou à la binette, de préférence après la pluie. Couvrez les zones nues avec un paillis végétal (broyat, paille, feuilles mortes…) pour limiter sa progression. Finalement, plutôt que d’entrer en guerre contre cette plante, pourquoi ne pas apprendre à cohabiter ? Elle fait partie de ces herbes folles qui, sans être invitées, enrichissent parfois le jardin sans le défigurer.