Après le moustique tigre, ces nouvelles mouches qui se nourrissent de sang pourraient bien gâcher votre été : voici comment les reconnaître

Alors que l’été bat son plein, les moustiques font leur retour, gâchant nos soirées ou nos nuits. Mais d’autres espèces pourraient bientôt leur voler la vedette. Selon un article du site espagnol 20 Minutos, c’est le cas de nouvelles mouches hématophages, capables de se nourrir de sang humain.

Une découverte inattendue au cœur de l’Andalousie

Ces insectes ont été identifiés dans le cadre d’un programme de surveillance sanitaire en Espagne. Des scientifiques de la station biologique de Doñana, collaborant avec des universitaires italiens, ont mené des recherches sur la circulation du virus du Nil occidental. C’est ainsi qu’ils ont fait cette étonnante découverte.

Au total, ce ne sont pas moins de huit espèces de mouches appartenant au genre Leptoconops qui ont été recensées. Quatre d’entre elles étaient jusqu’alors totalement inconnues. Les radars scientifiques étaient passés à côté de ces minuscules insectes, qui mesurent à peine deux millimètres. C’est une véritable surprise puisque la zone faisait déjà l’objet de nombreuses études.

Des mouches qui se nourrissent de notre sang

Ces nouvelles mouches ne sont pas simplement gênantes. À l’instar des moustiques, les femelles se nourrissent de notre sang afin de se développer. Leur technique est redoutable : elles font une légère incision dans la peau de leurs hôtes afin de se nourrir. Leurs cibles peuvent être des oiseaux, des mammifères ou… des humains. Ce mode d’alimentation est appelé telmophagie et provoque souvent des piqûres irritantes.

Ces mouches sont présentes dans plusieurs régions du bassin méditerranéen, mais elles restent encore mal connues. Elles sont principalement actives au printemps, une période durant laquelle elles prolifèrent rapidement. Elles passent inaperçues la majeure partie de l’année, mais leur présence peut devenir gênante lorsque les conditions leur sont favorables.


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Des mouches encore méconnues mais surveillées de près

Ces mouches étaient encore peu étudiées en Espagne, car leur présence semblait limitée à certains environnements spécifiques, comme les abords de cours d’eau ou les zones sablonneuses. Les récentes découvertes ont pourtant montré qu’elles étaient bien plus répandues qu’on ne le pensait.

Outre la gêne que peuvent occasionner les piqûres de ces mouches, les scientifiques se penchent surtout sur le rôle qu’elles pourraient jouer dans la transmission de maladies. Les campagnes de surveillance permettent d’en savoir plus sur cette biodiversité locale, mais aussi d’anticiper d’éventuelles menaces sanitaires. Mais dans les régions bien étudiées, de nombreuses espèces restent encore à découvrir. Espérons que ces mouches suceuses de sang ne viennent pas gâcher notre été !