La meilleure façon de tailler vos rosiers pour qu’ils fleurissent tout l’été, selon les experts

Vos voisins affichent des rosiers couverts de fleurs jusqu’à la fin août, quand les vôtres s’essoufflent dès juillet. Variété, engrais, emplacement jouent un rôle, bien sûr. Pourtant, les spécialistes s’accordent : le facteur qui change tout reste la façon de tailler les rosiers. Bonne nouvelle, nul besoin d’être paysagiste pour adopter les bons gestes et prolonger le spectacle.

Les rosiers fleurissent surtout sur le bois jeune, issu de pousses vigoureuses. Si l’on laisse tout vieillir, la plante se lignifie et la floraison se raréfie. La paysagiste Nita-Jo Rountree, autrice de Growing Roses, rappelle que « vous ne pouvez pas faire de mal à vos rosiers en les taillant ! En réalité, vous pouvez leur nuire en ne les taillant pas ». La suite se joue au bon moment, au bon endroit.

Avant de tailler, connaître ses rosiers pour une floraison tout l’été

Tout part du type de rosier. Un rosier remontant refleurit plusieurs fois dans la saison : la suppression régulière des fleurs fanées est alors indispensable. Un rosier non remontant, lui, ne donne qu’une floraison. « Les rosiers qui ne fleurissent qu’une fois doivent être taillés juste après leur floraison, au début de l’été », explique Nita-Jo Rountree. Taillés au mauvais moment, ils perdraient leurs boutons de l’année suivante.

Les rosiers grimpants obéissent à une logique un peu différente. « Les cannes des rosiers grimpants sont généralement attachées à l’horizontale, ce qui fait pousser des cannes latérales verticales à partir des branches principales. C’est là que les fleurs se formeront. Coupez les branches latérales à deux bourgeons au-dessus de la tige principale », détaille Nita-Jo Rountree. Les vieilles branches principales qui ne fleurissent plus, elles, se coupent à la base.

Taille de fin d’hiver et d’été : le duo gagnant pour faire refleurir les rosiers

La taille principale intervient entre la fin de l’hiver et le début du printemps, juste après les dernières gelées. Les spécialistes recommandent alors de raccourcir les tiges à hauteur de genou environ, de supprimer tout ce qui est mort, malade ou abîmé, et les branches qui se croisent. « En coupant une partie des tiges et en retirant toutes les feuilles restantes, vous éliminez les maladies potentielles qui pourraient se propager aux nouvelles pousses saines », souligne Nita-Jo Rountree.

Vient ensuite la taille d’été, beaucoup plus légère. Il s’agit surtout de retirer aussitôt les fleurs fanées, pour éviter la formation de fruits et relancer de nouveaux boutons. « C’est l’une de mes corvées de jardinage préférées, car je peux voir de près s’il y a des ravageurs ou des maladies, pour les traiter à temps, et je peux admirer et sentir le parfum des nouvelles fleurs magnifiques », confie Nita-Jo Rountree. Pour chaque hampe, coupez en biais, à 45 degrés, juste au-dessus d’une feuille à 5 folioles portant un bourgeon tourné vers l’extérieur.

Outils, arrosage et engrais après la taille des rosiers

Pour que ces coupes cicatrisent vite, misez sur un sécateur bien affûté. « Il est important d’utiliser des sécateurs à lames franches plutôt que des sécateurs à enclume, car ces derniers peuvent écraser la tige », explique Nita-Jo Rountree. Autre réflexe simple : désinfecter le sécateur à l’alcool entre plusieurs rosiers, voire entre deux coupes douteuses. Après la taille, arrosez en profondeur ; un rosier bien établi apprécie au moins 2,5 cm d’eau par semaine, et davantage s’il vient d’être planté.

La nourriture compte aussi. Après la taille de fin d’hiver, un engrais spécial rosiers peut être donné puis renouvelé environ six semaines plus tard. Les experts d’Espace pour la vie recommandent en revanche d’arrêter tout engrais après la fin juillet, pour ne pas provoquer de pousses fragiles. Pour s’y retrouver, gardez ces réflexes en tête :

  • supprimer les fleurs fanées au bon nœud ;
  • garder le centre du rosier bien aéré ;
  • arroser en profondeur et ne plus fertiliser après juillet.