Quels animaux sont les vrais tueurs ? De la France aux États-Unis, les statistiques bousculent nos peurs. Oubliez les prédateurs des films de terreur : les chiffres prouvent que les insectes font bien plus de victimes que les serpents. Voici lesquels.
France vs États-Unis : quels animaux sont les plus meurtriers ?
En France, les décès provoqués par des animaux sont exceptionnels. Selon Santé publique France, 43 personnes sont mortes à la suite d’une morsure de chien en trente ans, soit un à deux décès par an en moyenne. Les morts causées par les morsures de serpents sont devenues extrêmement rares.
En revanche, aux États-Unis, le constat est tout autre. Les serpents, les requins et les alligators figurent souvent parmi les animaux jugés les plus dangereux selon l’imaginaire collectif. Cependant, les statistiques montrent que sur le territoire américain, les insectes sont responsables de davantage de décès, comme le rapporte Géo.
Plus mortels que les serpents : ces insectes communs
En effet, les frelons, les guêpes et les abeilles causent plus d’accidents mortels que les serpents venimeux. D’après les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), relayés par une étude publiée dans Environmental Health Insights, ces insectes sont impliqués dans 497 morts entre 2018 et 2023, contre seulement 30 décès liés aux serpents et aux lézards venimeux.
Toutes espèces confondues, y compris les insectes, 1 604 décès attribués à des animaux ont été recensés entre 2018 et 2023, soit une moyenne de 267 victimes par an. Les chercheurs indiquent que ce nombre est passé de 227 en 2018 à 313 en 2023, une hausse de 38 % en cinq ans. Malgré cette progression, le risque reste faible, avec 0,8 décès par million d’habitants.
Après les insectes tueurs : les mammifères
Après les insectes, les mammifères représentent la deuxième catégorie d’animaux la plus meurtrière aux États-Unis. Sur cette même période, ils ont été impliqués dans 458 décès, dont 420 attribués aux chiens. Les chevaux, le bétail, les ours et les cougars figurent également parmi les espèces responsables de ces accidents mortels.
De plus, les serpents et les araignées ont fait beaucoup moins de victimes. Les chercheurs ont recensé 30 décès imputés aux serpents venimeux et 26 aux araignées sur la même période. En revanche, la mortalité associée aux espèces venimeuses progresse, passant de 69 morts annuels en moyenne entre 1991 et 2001 à 107 entre 2018 et 2023.