Dans ma campagne gersoise, l’été commence à fléchir doucement, et avec lui apparaissent les premiers signes de la cueillette saisonnière que j’attends chaque année avec impatience. Les mûres noircissent sur les talus, les baies de sureau prennent cette teinte profonde qui promet des saveurs puissantes et généreuses. Il n’y a pas plus réjouissant que de remplir son panier de ces trésors sauvages, en écoutant le chant des oiseaux et en profitant du soleil du matin sur les sentiers. De retour à…