Il peut s’attaquer à plus de 300 plantes, le scarabée japonais a de nouveau été détecté en France, voici les régions concernées

Dans les vignes, les vergers ou les pelouses impeccables, un petit coléoptère long d’à peine un centimètre inquiète les autorités. Originaire d’Asie de l’Est, le scarabée japonais, capable de dévorer plus de 300 espèces de plantes, vient d’être de nouveau détecté en France. Sa progression à travers l’Europe, puis jusqu’à nos régions, alimente désormais la vigilance des jardiniers comme des professionnels.

À l’été 2026, plusieurs captures ont été confirmées dans le Grand Est, en Bourgogne-Franche-Comté et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, parfois à quelques jours d’intervalle seulement. À chaque fois, les services de l’État déclenchent piégeage renforcé et enquêtes de terrain pour repérer d’éventuels congénères. Reste une question que beaucoup se posent : où, concrètement, risque-t-on d’en croiser cet été ?

Scarabée japonais : des spécimens observés dans certaines régions françaises

La préfecture du Grand Est a annoncé qu’un premier insecte avait été « capturé dans un piège situé sur la commune de Strasbourg », puis qu’une seconde capture « a été effectuée dans le même secteur ». Elle parle de « d’individus ‘auto-stoppeurs’ qui se seraient déplacés via le transport humain (camion, voiture) ». En 2025 déjà, cinq individus isolés avaient été interceptés dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin.

Originaire du Japon, Popillia japonica s’est installée en Italie depuis 2014 et en Suisse depuis 2017, avec un foyer important autour de Bâle. L’Union européenne la classe comme organisme de quarantaine prioritaire. En France, la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) parle de piégeage renforcé et a « mis en place des prospections intensives » pour « détecter l’éventuelle présence d’autres individus et ainsi confirmer qu’il s’agit bien d’individus isolés ».

Les régions où le scarabée japonais a été détecté et les cultures visées

Dans le Grand Est, la surveillance reste particulièrement serrée, en raison à la fois des captures à Strasbourg et de la proximité de la frontière suisse. La zone située autour de Bâle fait l’objet de mesures spécifiques, et les mouvements de terre ou de végétaux y sont scrutés. L’objectif reste de repérer rapidement tout nouvel adulte pour éviter qu’un foyer durable ne s’installe.

En Bourgogne-Franche-Comté, un scarabée a été capturé le 16 juin à Écot, dans le Doubs, puis un autre le 7 juillet à Pont, en Côte-d’Or, après identification par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la DRAAF signale une première détection à Cannes, suivie d’une nouvelle à Mougins. Cet insecte peut attaquer la vigne, le maïs, les arbres fruitiers, mais aussi les gazons des jardins et terrains de sport.

Comment reconnaître et signaler le scarabée japonais ?

L’adulte mesure 8 à 10 millimètres, avec une tête et un thorax vert métallique et des élytres brun cuivré. Le critère le plus fiable reste les petites touffes de soies blanches disposées sur les côtés et l’extrémité de l’abdomen. Il est souvent confondu avec des hannetons ou des cétoines, qui n’ont pas ces rangées de poils clairs. Les larves, elles, s’attaquent aux racines des pelouses.

Le ministère rappelle que « toute personne pensant reconnaître un scarabée japonais est invitée à le signaler aux autorités« . Mieux vaut prendre une photo nette, noter le lieu précis et la date, voire capturer l’insecte dans un contenant fermé. Le signalement se fait auprès du Service régional de l’alimentation (SRAL) ou de la DRAAF de votre région, qui déclenchent alors piégeage et enquêtes de terrain durant toute la période de vol estivale.