De nombreuses poules ne survivront pas aux fortes chaleurs cet été. Pour celles qui échappent à ce sort, mais que l’abattoir menace, une association lance une opération d’adoption ouverte aux particuliers. Une occasion de leur offrir une nouvelle vie tout en soutenant une initiative solidaire.
Vagues de chaleur : l’hécatombe des poules en batterie
Dans les élevages intensifs, les épisodes de canicule compliquent fortement les conditions de vie des animaux. À l’intérieur des bâtiments, les températures peuvent devenir très élevées et les volailles disposent de peu de possibilités pour échapper à la chaleur. Lorsque le mercure grimpe, leur organisme n’est pas épargné.
Cette année encore, les températures extrêmes ont déjà provoqué la mort de milliers de poules. Malgré les systèmes de ventilation, le brassage de l’air et les autres moyens déployés, les éleveurs sont impuissants face aux pertes de leur cheptel. C’est une véritable tragédie pour tous ces gallinacés en batterie.
Sauvez une poule de réforme pour 4 euros dans ce département
Pour offrir une autre issue aux poules de réforme, l’association Champs Libres Aux Poules organise régulièrement des adoptions en partenariat avec des éleveurs. Ces volailles, habituellement destinées à l’abattoir à la fin de leur période de ponte, peuvent ainsi rejoindre des particuliers disposés à leur offrir une nouvelle vie. Un don de 4 euros est demandé pour chaque poule recueillie, d’après La Dépêche.
Une nouvelle opération est prévue à Calignac, dans le département du Lot-et-Garonne. À cette occasion, les bénévoles remettront les poules à leurs futurs adoptants. C’est aujourd’hui, samedi 25 juillet, de 10 heures à 12 heures. À travers cette mobilisation, l’association Champs Libres Aux Poules souhaite aussi sensibiliser le public aux conséquences des canicules sur les élevages intensifs de pondeuses, et faire connaître cette possibilité de « seconde chance » au plus grand nombre.
Une poule de réforme : c’est quoi exactement ?
Les poules de réforme sont des poules pondeuses dont la production d’œufs a diminué. Dans les élevages, de jeunes volailles plus productives les remplacent, alors qu’elles sont encore en bonne santé et peuvent vivre plusieurs années. Mais l’industrie sacrifie la plupart de ces animaux.
Certaines échappent donc à ce destin grâce aux opérations d’adoption organisées par des associations. Accueillies dans un jardin, elles retrouvent de l’espace, un poulailler confortable et un accès au plein air. Elles continuent souvent à pondre, même si leur rythme est moins soutenu qu’auparavant.