Avant même la démocratisation des produits chimiques, les agriculteurs avaient d’autres méthodes pour nourrir leurs sols. Selon un article de L’Encyclopédie de l’environnement, nos ancêtres utilisaient même du crottin de mouton pour fertiliser le potager.
Des pratiques anciennes entre tradition et observation
Au XIXᵉ siècle, tout le monde n’avait pas la même technique pour cultiver ses légumes. Les agriculteurs se transmettaient des traditions de génération en génération, expérimentant afin de trouver les solutions les plus efficaces pour améliorer les récoltes. Des spécialistes essayaient plutôt d’analyser et de rationaliser ces pratiques.
Certains amendements, comme la marne ou la chaux, servent à renforcer la structure des sols. Mais d’autres apports peuvent aussi être utilisés : les algues, la boue, les résidus organiques… Les engrais naturels, tels que les résidus végétaux enfouis dans la terre ou le fumier, permettent également d’enrichir les parcelles avec des matières nutritives.
Pourquoi le crottin de mouton était si précieux au potager
Le crottin de mouton occupe une place particulière parmi toutes ces ressources. Il est très riche en azote, un élément essentiel à la croissance des plantes. Il constitue donc un fertilisant très efficace pour les légumes gourmands en nutriments. Souvent, les anciens agriculteurs l’utilisaient directement au pied de leurs cultures pour stimuler leur développement.
L’autre gros avantage de ce type d’engrais organique, c’est qu’il se décompose progressivement, ce qui permet de diffuser lentement les éléments nutritifs dans le sol. La terre est nourrie durablement par le crottin de mouton, contrairement à d’autres fumures plus agressives qui peuvent brûler les racines. C’est une solution particulièrement efficace, ce qui explique pourquoi elle était autant utilisée par nos ancêtres.
L’évolution des engrais au fil des siècles
Mais au milieu du XIXᵉ siècle, des engrais chimiques ont commencé à apparaître, bouleversant complètement les méthodes utilisées alors par les agriculteurs. Grâce à l’industrie, ces engrais pouvaient apporter aux sols des éléments importants : de l’azote, du phosphore ou encore de la potasse. Leur objectif principal était d’augmenter les rendements agricoles.
L’adoption de ces engrais n’a cependant pas fait l’unanimité. Encore aujourd’hui, certains agronomes restent attachés aux pratiques traditionnelles, comme le crottin de mouton. Beaucoup ont finalement opté pour une approche intermédiaire, associant des engrais organiques à des apports chimiques. Cette association a été adoptée par un grand nombre d’agriculteurs.
