Voici les plantations de septembre à faire maintenant pour un printemps explosif et un été généreux

Que planter en septembre pour préparer le succès du printemps et de l’été prochains

En septembre, le jardin semble ralentir, mais sous la surface tout peut encore se jouer. Le sol reste tiède, les pluies reviennent, la lumière baisse juste assez pour ménager les jeunes plants. Pour qui se demande que planter en septembre, ce n’est pas seulement une histoire de saison : c’est un moyen concret de gagner plusieurs semaines d’avance sur l’année suivante.

Ce mois charnière offre une fenêtre idéale pour installer bulbes, vivaces, arbustes et quelques légumes malins qui donneront dès la fin de l’hiver et tout au long de l’été. En plantant au bon moment, dans un sol bien préparé, on favorise un enracinement profond, donc des plantes plus résistantes aux coups de chaud et de sec. Reste à savoir quelles espèces privilégier, et comment les aider à bien démarrer : c’est là que septembre devient vraiment stratégique.

En septembre, un sol encore chaud pour bien enraciner les plantations

Les spécialistes du jardin rappellent que l’automne stimule surtout les racines : pendant que la partie aérienne des plantes ralentit, les racines continuent à explorer le sol tant qu’il reste doux. Pour soutenir cette vie souterraine, la matière organique joue un rôle central. Le Parisien résume ainsi l’enjeu : « un taux minimal de 2 % de matière organique dans le sol est indispensable à la survie de la microfaune du sol », sans quoi la terre se compacte et les racines s’épuisent. Un apport de compost mûr au moment des plantations de septembre peut donc faire la différence.

La prudence s’impose pourtant. L’article insiste sur le fait que des engrais mal utilisés peuvent « brûler les racines en silence ». Matière organique non décomposée, poches de fumier ou de compost très concentré au fond du trou de plantation créent fermentation, chaleur et gaz toxiques autour des radicelles. La règle d’or donnée est simple : « on mélange 20 à 30 % de matière organique bien mûre à la terre extraite avant de reboucher ». Autrement dit, jamais de matériau brut directement contre les racines, mais un mélange homogène et, en surface, un surfaçage ou un paillage pour garder l’humidité.

Que planter en septembre au jardin d’ornement pour un printemps spectaculaire

Pour un coup d’éclat dès la fin de l’hiver, les bulbes à floraison printanière sont incontournables. Les narcisses (Narcissus) font partie des plus fiables : ils se plantent idéalement de septembre à octobre, en bordure, en massif ou même dans la pelouse, et offrent de grandes fleurs jaunes ou blanches au début du printemps. Les crocus, plantés eux aussi entre septembre et octobre, fleurissent souvent de février à mars et apportent des touches de violet, blanc ou jaune à une période où le jardin reste encore nu ; ils fournissent en plus un nectar très précoce pour les premiers pollinisateurs.

Septembre convient aussi très bien aux vivaces et petits arbustes, qui profitent du sol chaud pour s’installer avant l’hiver. On peut notamment installer :

  • le géranium vivace, qui forme rapidement des coussins fleuris pendant de longs mois ;
  • l’hellébore, appréciée pour ses fleurs d’hiver ou de tout début de printemps en blanc, vert, rose ou pourpre ;
  • le camélia, à condition d’offrir un sol acide et une ombre légère, pour des fleurs généreuses en fin d’hiver ou au printemps ;
  • le laurier-sauce (Laurus nobilis), arbuste aromatique persistant qui s’installe bien en automne, en pleine terre ou en grand pot.

Que planter en septembre au potager pour des récoltes précoces

Au potager, certaines cultures de septembre donnent très vite, tout en préparant la belle saison suivante. La mâche (Valerianella locusta), parfois appelée salade de blé, se sème maintenant pour former des rosettes basses de feuilles vert tendre. Selon les conditions, une première récolte est possible en environ six semaines, puis les planches restent productives tout l’hiver et au début du printemps. Les fèves (Vicia faba) peuvent se semer de fin septembre à octobre : elles supportent bien le froid et offriront, dès le mois de mai, des grains charnus à la saveur légèrement noisette.

Sur les parcelles qui resteraient nues, le semis d’engrais verts en septembre (phacélie, moutarde, seigle, vesce…) prépare aussi la réussite du printemps et de l’été. Leurs racines ameublissent le sol, leur feuillage couvre la terre, limite le lessivage des nutriments et fournira, une fois enfoui ou couché, de la matière organique supplémentaire. Que l’on plante bulbes, vivaces, arbustes ou légumes, les mêmes gestes feront la différence : arrosage de reprise soigné les premières semaines, couche de paillis pour garder la fraîcheur, et plantation suffisamment tôt dans le mois pour laisser aux racines le temps de s’ancrer avant les vrais froids.

Sources