Alors que la fin de l’été approche à grands pas, certains oiseaux reviennent petit à petit dans nos jardins. Selon un article du site de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), l’un d’eux attire particulièrement l’attention des ornithologues et des curieux. On le reconnaît facilement à ses habitudes, à son plumage et à son chant.
Un oiseau discret mais au chant reconnaissable
Le chant de la grive musicienne est particulièrement élaboré, se composant de suites de notes claires, puissantes et variées. Ces mélodies sont généralement répétées avec insistance, ce qui a valu à l’oiseau son nom. Elles permettent de l’identifier rapidement, au printemps comme au mois de septembre.
La grive musicienne est plus petite qu’un merle et présente un plumage brun-olive sur le dos. Son ventre est plus clair, avec toutefois quelques taches sombres. Ses ailes sont relativement longues et lui sont utiles lors de ses migrations pour parcourir de grandes distances. Tout au long de l’année, son régime alimentaire évolue. En automne et en hiver, elle se nourrit notamment d’insectes et de petits invertébrés,
Comment attirer la grive musicienne dans son jardin dès la rentrée
La LPO donne quelques conseils pour espérer voir revenir cet oiseau dans son jardin au début du mois de septembre. Il est notamment recommandé de recréer un environnement proche de l’habitat naturel de la grive musicienne. La présence de haies variées, de bosquets denses et de zones un peu sauvages peut jouer un rôle important.
Grâce à ces espaces, les oiseaux trouvent davantage de nourriture et des abris. Ils apprécient tout particulièrement les arbustes à baies comme l’aubépine, le sureau ou le sorbier. En laissant votre jardin évoluer librement, sans avoir recours aux pesticides, vous favoriserez aussi la présence d’insectes, dont la grive se nourrit en été.
Un oiseau encore commun, mais soumis à des pressions
La grive musicienne est une espèce commune et répandue en France. On la trouve dans les forêts, mais aussi dans les parcs, les vergers et les jardins. Généralement, elle niche entre mars et août. Elle construit son nid à partir de boue et de fibres végétales. Dedans, la femelle peut pondre plusieurs œufs.
Malgré cette abondance, certaines populations subissent l’activité humaine. La capture et la chasse à la grive sont encore autorisées dans certaines régions. Une situation qui incite les organisations comme la LPO à rappeler l’importance de préserver les habitats naturels. Vous savez désormais comment faire de votre jardin un refuge pour ces petits oiseaux.
