Voici les 6 vivaces à planter en septembre pour une floraison spectaculaire dès le printemps
En septembre, beaucoup de jardiniers pensent déjà à rentrer les pots et à couper les tiges défleuries. Les plus prévoyants, eux, profitent de ce mois charnière pour glisser en terre quelques vivaces à planter en septembre qui transformeront leur jardin dès la fin de l’hiver. Le secret ne se voit pas encore, il se joue sous la surface, dans le sol encore tiède.
Car à cette période, la terre garde la chaleur de l’été tout en profitant d’une humidité plus régulière. Les racines des vivaces s’installent alors tranquillement avant le froid, ce qui leur permet d’offrir une floraison précoce, parfois dès février. Six espèces se prêtent particulièrement bien à ce jeu de l’anticipation.
Pourquoi planter vos vivaces de printemps en septembre change tout
Les spécialistes rappellent que le sol en septembre est déjà plus humide, mais encore chaud, ce qui favorise l’enracinement rapide. Les plantes ne gaspillent pas d’énergie à fleurir, elles se concentrent sur leurs racines. Arrivé le printemps, elles démarrent plus vite et plus fort qu’une vivace plantée au dernier moment au printemps suivant.
Ce timing fonctionne à merveille pour les vivaces qui fleurissent très tôt, quand les arbres n’ont pas encore refait leur feuillage. Elles profitent alors d’une lumière généreuse et d’un sol déjà occupé par leurs racines. Avant de planter, un petit réglage du terrain fait vraiment la différence :
- un sol bien drainé, pour éviter la pourriture en cas d’humidité hivernale,
- un arrosage copieux à la plantation, puis modéré, sans détremper,
- un paillage léger (feuilles mortes, compost d’écorces) posé après la reprise.
Sol, exposition, paillage : préparer le terrain pour ces vivaces
Les primevères (Primula) apprécient un emplacement ensoleillé à mi-ombre, dans une terre riche en matières organiques. Elles colorent le jardin dès février avec leurs fleurs vives. La benoîte ou Geum, dont la benoîte écarlate (Geum coccineum), se contente d’un sol de jardin « normal », ni détrempé ni desséché, et offre des fleurs dès avril ou mai. La pulmonaire (Pulmonaria), elle, préfère la mi-ombre, un sol argilo-humifère et nutrient, et fleurit de mars à mai tout en gardant un feuillage décoratif toute la saison.
Pour les coins plus ombragés, l’épimédium (Epimedium), souvent appelé fleur des elfes, aime les terres fraîches, humifères, à l’ombre ou à la mi-ombre. Un paillis de feuilles mortes ou de compost d’écorces posé après la plantation aide cette vivace à passer l’hiver sans stress. L’hellébore fétide (Helleborus foetidus) apprécie un sol frais mais bien drainé, au soleil ou à la mi-ombre, et n’aime pas être déplacé une fois installé. La pulsatille (Pulsatilla vulgaris), enfin, réclame un endroit très ensoleillé, une terre légère, humifère et parfaitement drainée, car elle réagit mal à l’humidité hivernale.
Les 6 vivaces à planter en septembre pour fleurir dès la fin de l’hiver
La benoîte (Geum) se plante en massif ou en bordure pour des touches orangées ou rouges à partir d’avril. Les primevères, idéales en bord d’allée ou au pied des arbustes caducs, réveillent le jardin parfois dès février avec leurs fleurs jaunes, roses ou violettes. La pulmonaire, elle, forme rapidement des touffes en sous-bois clair ; ses fleurs bleues ou roses apparaissent entre mars et mai, tandis que son feuillage tacheté reste décoratif longtemps.
L’épimédium prend le relais dans les zones d’ombre, avec ses petites fleurs légères au printemps et son rôle de couvre-sol qui limite les mauvaises herbes, surtout si le sol a été bien paillé à l’automne. L’hellébore fétide, à installer en place définitive, apporte dès janvier des clochettes vert jaunâtre très graphiques dans un massif mi-ombragé. La pulsatille se plaît en rocaille ou en bordure ensoleillée ; ses grandes cloches violettes s’ouvrent à partir de mars, puis laissent place à des fruits soyeux très décoratifs, à condition que la terre reste sèche en hiver et que la plante ne soit pas déplacée.