Début septembre, beaucoup de massifs donnent l’impression d’un jardin en bout de course : tiges brunes, feuillages jaunis, trous dans les bordures. Au milieu de ce décor un peu morose, les asters démarrent leur show. Ces vivaces de la famille des Astéracées allument des nuages mauves, roses ou blancs exactement quand tout le reste s’essouffle. Leur secret tient autant à la variété choisie qu’à quelques gestes au bon moment.
Pour le jardinier et présentateur Lee Burkhill, « Alors que l’été s’estompe et que les jours raccourcissent, votre jardin n’a pas à perdre sa vitalité ni sa beauté. En utilisant des espèces qui fleurissent en fin d’été et en automne, vous pouvez prolonger la saison de jardinage grâce à ce que nous, les concepteurs, appelons la ‘plantation en succession’ jusqu’en septembre, octobre et même novembre », explique-t-il. Les asters modernes du genre Symphyotrichum, mellifères, assurent ce relais de saison dans les massifs.
Arrosage et sol : bien gérer les asters en septembre
En septembre, ces vivaces profitent encore de la chaleur du sol tout en bénéficiant d’une humidité plus régulière. Installés au soleil, avec au moins cinq à six heures de lumière par jour, les asters s’enracinent dans un sol frais et bien drainé. Les terres lourdes et détrempées favorisent l’oïdium et la pourriture du collet. Un paillage de tontes séchées ou de feuilles broyées garde la fraîcheur, limite les mauvaises herbes et prépare une floraison longue.
Pour l’arrosage, le principe en septembre est de arroser en profondeur plutôt qu’en surface, en particulier pour les pieds plantés cette année. Un spécialiste cité par le magazine Homes and Gardens résume : « Comme pour la plupart des plantes vivaces, je préfère arroser les asters en profondeur et moins souvent, plutôt que de leur donner chaque jour une légère aspersion qui ne mouille que la surface du sol ». Dirigez l’eau au pied, sans mouiller le feuillage, et laissez sécher les premiers centimètres de terre avant de recommencer, surtout en pot où le substrat se dessèche vite.
Tuteurage et nettoyage : garder les asters debout et fleuris
Certaines variétés comme les Aster novae-angliae peuvent atteindre 1,20 à 1,50 m de haut au moment de la floraison. Sous une averse et un coup de vent, ces tiges chargées de fleurs se couchent vite si rien ne les soutient. Un expert interrogé par Homes and Gardens confie : « Quand je m’occupe des asters en septembre, tuteurer et soutenir les plantes les plus hautes est une tâche que je ne néglige jamais ». Plantez quelques tuteurs en bambou autour de la touffe et attachez les tiges avec un lien souple, sans serrer, pour garder une silhouette naturelle.
Pour que le massif reste net et coloré, un passage rapide pour retirer les fleurs fanées change déjà tout. Quand un capitule brunit, coupez-le avec un sécateur propre en revenant jusqu’à une feuille saine ou un bourgeon latéral. Cette taille légère oriente l’énergie vers les boutons encore fermés plutôt que vers les graines. Les asters supportent qu’on les oublie, mais ce petit entretien prolonge vraiment l’effet de nuage fleuri dans les bordures.
Surveiller l’oïdium et aérer les asters pour une floraison continue
À cette période, l’ennemi principal reste l’oïdium, cette poudre blanche qui ternit le feuillage. Un début d’attaque n’est pas grave, mais mieux vaut réagir vite : retirez les feuilles très atteintes et jetez-les avec les déchets verts. Arrosage au pied, paillage et espacement d’environ 40 à 50 cm entre les pieds améliorent la circulation de l’air et freinent nettement la maladie.
Si une touffe se couvre d’oïdium chaque année, elle est sans doute trop serrée. Une division tous les trois ans au printemps, puis un rabattage des tiges à une dizaine de centimètres en fin de floraison, redonnent de la vigueur et préparent la prochaine saison.