Ces 4 catégories d’objets inutiles que les pros du désencombrement vous conseillent d’éliminer dès ce soir

Vous avez l’impression de manquer de place, mais vos tiroirs regorgent de gadgets jamais utilisés, de boîtes sans couvercle et de matériel de sport qui prend la poussière. Pour Katie Swinson, agente immobilière spécialisée dans le downsizing, le problème ne vient pas des mètres carrés disponibles. « Si vous y réfléchissez, le désordre n’est pas vraiment un problème de stockage, c’est un problème de décision », explique-t-elle.

Des expertes du désencombrement comme Katie Swinson, Abigail Roe ou Brenda Mason Parmelee voient les mêmes objets inutiles revenir chez leurs clients, encore et encore. Leur constat : nous gardons ces choses par habitude, culpabilité ou par espoir d’un « moi futur » plus sportif, plus organisé, plus sain. Et certaines catégories reviennent systématiquement.

Objets inutiles : ce que Katie Swinson et Abigail Roe voient partir en priorité

Dans la cuisine, la liste est éloquente. Katie Swinson cite « tout ce qui ressemble à un outil pour avocat, un coupe-œuf ou un gadget pour mangue ». Ces ustensiles achetés sur un coup de tête ou offerts finissent souvent au fond d’un tiroir, alors qu’un simple couteau fait le même travail. Abigail Roe ajoute que « les cuisines accumulent les doublons très vite, car chaque objet pris séparément semble utile, mais très peu de foyers ont réellement besoin de douze spatules ».

Les expertes pointent quatre familles d’objets à vérifier en priorité :

  • gadgets et doublons de cuisine (spatules, mugs, petits appareils) ;
  • épices, vitamines, compléments et conserves oubliés au fond des placards ;
  • gourdes et boîtes alimentaires, surtout celles sans couvercle assorti ;
  • appareils de fitness et objets bien-être jamais utilisés.

Désencombrement : les 3 questions de Brenda Mason Parmelee pour trier vos objets inutiles

Pour Brenda Mason Parmelee, passée de 288 m² à 29 m², « c’est un problème de décision, pas un problème d’espace, et chaque objet que vous touchez est en réalité une personne ou un chapitre que vous n’êtes pas sûr d’être prêt à clôturer ». Elle propose de poser trois questions à chaque objet : en ai-je vraiment besoin, est-ce que je l’utilise réellement, est-ce que je l’aime vraiment. « Si c’est un vrai oui ne serait-ce qu’à une seule, l’objet reste. Sans culpabilité à ajouter », précise-t-elle. « Si c’est non aux trois, c’est du désordre, et il est prêt à être réattribué si possible, plutôt que d’être jeté ».

Abigail Roe applique la même logique aux placards alimentaires. « On achète des épices, vitamines, compléments lors d’une poussée d’optimisme en pensant qu’ils vont régler un problème, puis on les oublie et ils occupent de la place tout en créant du désordre mental« , décrit-elle. Elle invite à ne pas culpabiliser au moment de les jeter : « Garder quelque chose que vous ne consommerez jamais ne récupère pas l’argent ni n’évite le gaspillage, cela signifie juste que vous stockez aussi le déchet. »

Méthode 10-10, Post-It Test et Deliberation Station : garder les objets inutiles hors de chez vous

Pour passer à l’action sans se décourager, la méthode 10-10, popularisée par Le Journal de la Maison, propose un micro-défi : choisir une zone, régler un minuteur sur dix minutes et sortir dix objets. La coach Tonia Tomlin recommande de s’y tenir : « Si vous remarquez d’autres objets dont vous n’avez pas besoin, retirez-les aussi, mais veillez à respecter la limite de 10 minutes ». La journaliste Laura Millar raconte avoir apprécié « le frisson d’être chronométrée », qui lui a montré « qu’il suffit de quelques minutes pour faire de grands progrès ».

Pour éviter que les objets inutiles ne reviennent, Abigail Roe a conçu sa « Deliberation Station », quatorze questions à se poser avant d’acheter. Parmi elles : ai-je déjà quelque chose de similaire, où sera cet objet dans cinq ans, ai-je une place précise pour lui, combien d’heures de travail représente son prix, puis-je être heureuse et efficace sans lui. Katie Swinson propose aussi le « Post-It Test » : choisir une pièce, coller un post-it sur chaque objet, puis retirer le post-it seulement quand on utilise l’objet pendant une semaine. Tout ce qui porte encore un post-it à la fin mérite alors un véritable examen.

Sources