En Gironde, une patate douce géante de 4 kg dans le jardin de Françoise et Francis
Dans leur potager d’Aubiac, au sud de la Gironde, Françoise Lamothe et Francis Lamothe se souviennent encore de la scène. « On grattait, on grattait, on grattait. On n’en voyait jamais le bout », raconte Françoise en riant. Au fil des coups de bêche, ce qu’ils prenaient pour un simple légume s’est révélé bien plus imposant que prévu.
Le décor : un village de 300 habitants, niché entre Bazas et Langon, et un couple de retraités qui bichonne son jardin depuis près de quarante ans. En septembre 2025, leur potager tranquille a soudain pris des airs de curiosité locale quand ils ont déterré une patate douce hors norme. Et tout cela sans aucun produit miracle.
Une patate douce géante en Gironde, dans le jardin d’Aubiac
Aubiac, petite commune rurale blottie entre Bazas et Langon, offre à Françoise Lamothe et Francis Lamothe un terrain de jeu à leur mesure. Leur jardin immense, décrit comme un coin de paradis entretenu avec amour, vit au rythme des arrosages et des tailles. Depuis quarante ans, ils y cultivent ce bout de terre et, depuis leur retraite, encore davantage.
Cette année, ce sont les patates douces qui ont battu tous les records. Dans les rangs, le couple a mis au jour une racine de 4 kg, une autre de 3 kg, une de 2,8 kg, et d’autres qui dépassent le kilo. « Moi qui n’aime pas les petits légumes, je suis servie », sourit Françoise. « On n’a jamais vu ça ». En tapant sur ces énormes racines, les Lamothe vérifient qu’elles ne sont pas creuses ; « celle de 4 kg, la plus lourde, je peux vous dire qu’elle pèse ». De quoi nourrir une tablée entière, avec un sérieux travail d’épluchage.
Un potager girondin entretenu au fumier de vache, sans traitement chimique
Pour expliquer cette récolte hors norme, les Lamothe ne parlent ni de produits spéciaux ni de techniques compliquées. Leur potager reçoit du fumier de vache, un bon arrosage et beaucoup d’attention, tout simplement, sans aucun traitement chimique. « On sort de la campagne, pas de la ville », glisse Francis, fier de rappeler leurs racines rurales et un savoir-faire construit au fil des années.
Chaque jour, leur organisation ressemble à un petit rituel. Deux heures le matin, « à la fraîche », puis une deuxième session l’après-midi quand le mercure redescend, pour biner, tailler, surveiller chaque rang. « C’est monsieur qui arrose ! », résument-ils sur la répartition des tâches. « Avant, quand on travaillait, il n’était pas comme ça, mais maintenant qu’on est à la retraite, on a plus de temps à lui consacrer », confient-ils.
Un légume hors norme qui intrigue les jardiniers bien au-delà de la Gironde
Leur patate douce géante s’inscrit dans une série de récoltes surprenantes racontées par la presse régionale. À l’ouest de Toulouse ou dans les hauteurs de La Réunion, d’autres jardiniers ont déjà déterré des tubercules approchant les 4 ou 5 kg. Selon un article du quotidien Le Progrès, la plupart des patates douces cultivées chez les particuliers affichent pourtant un poids compris entre 0,5 et 3 kg : bien en dessous des records girondins de Françoise et Francis.
Pour Françoise Lamothe et Francis Lamothe, cette aventure reste avant tout une histoire de quotidien au jardin. « Tous les ans, on cultive des patates douces. Cette année, on ne va pas se plaindre », sourient-ils. « Au moins, on ne les épluchera pas pour rien… ». Entre fierté, amusement et travail bien fait, leur potager d’Aubiac rappelle qu’un sol soigné et du temps passé dehors peuvent parfois offrir des surprises vraiment démesurées.