Quand et comment déterrer les caladiums pour le stockage hivernal
Quand les grandes feuilles colorées de vos caladiums commencent à se ramollir et se décolorer en fin d’été, la question arrive vite : faut-il les laisser en terre, ou les déterrer pour l’hiver ? Cette plante tropicale ne supporte pas le moindre coup de gel, mais elle se conserve très bien sous forme de tubercule, à condition d’intervenir au bon moment.
Le geste à faire dépend vraiment de votre climat, de la température du sol et de l’état du feuillage. Les jardiniers qui réussissent l’hivernage des caladiums suivent quelques repères simples : signaux de dormance, seuils de température et méthode douce pour sortir les tubercules de terre. Un détail de timing change tout.
Pourquoi et quand déterrer les caladiums pour l’hivernage
Les caladiums sont des vivaces en zones USDA 9 à 11, où le sol ne gèle pas. Dans ces régions chaudes, on peut en général les laisser en pleine terre. En climat plus froid, où le sol gèle en hiver, ils sont souvent cultivés comme annuelles, sauf si l’on prend soin de déterrer leurs tubercules pour les conserver au sec jusqu’au printemps suivant.
Le bon moment arrive quand la plante entre en dormance : le feuillage pâlit, se flétrit et se couche. L’article de référence conseille d’intervenir quand la température du sol tourne autour de 60 °F, soit environ 15 à 16 °C. On peut se fier à un thermomètre de sol, ou à trois signaux faciles à observer :
- les feuilles se décolorent et retombent,
- les températures diurnes ne dépassent plus les “20 et quelques” degrés,
- les nuits descendent vers 10 °C.
Comment déterrer les caladiums sans abîmer les tubercules
Pour déterrer les caladiums proprement, le texte source recommande d’ameublir le sol avec une griffe ou une bêche tout autour de la touffe, sur 15 à 20 cm de large et environ 20 cm de profondeur. On saisit ensuite les pétioles comme un bouquet et on soulève la motte entière, sans planter l’outil dans le tubercule pour éviter les plaies qui favorisent la pourriture.
Une fois la motte sortie, on peut soit rincer délicatement à l’eau pour éliminer la terre, soit laisser sécher sur du papier journal dans un endroit frais et sec, puis brosser la terre restée collée. Il faut alors inspecter les tubercules et racines, retirer toutes les parties molles, mortes ou déjà pourries. Certains jardiniers vaporisent un fongicide à base de soufre, en suivant scrupuleusement les indications du fabricant, pour limiter les risques de pourriture pendant l’entreposage.
Stocker les tubercules de caladium en hiver et préparer la reprise
Avant le stockage hivernal, les tubercules doivent sécher dans un lieu chaud, sec, à l’abri du soleil direct. La source évoque une semaine ou davantage : on attend que tout soit bien sec au toucher et que le feuillage restant soit complètement brun et se détache très facilement. À ce stade, on coupe les feuilles et on raccourcit les racines pour ne garder que le tubercule nu.
Pour le stockage, les tubercules sont disposés espacés d’au moins 2,5 cm sur un lit de vermiculite, de tourbe de sphaigne ou de sable sec, puis recouverts de 5 à 7,5 cm du même matériau. L’ensemble doit rester dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière, où la température ne descend pas en dessous de 55 à 60 °F, soit environ 13 à 16 °C. Le substrat doit rester sec tout l’hiver. Si des rongeurs risquent de rôder, la source conseille de protéger les contenants avec un grillage. Au printemps, quand tout risque de gel est passé et que le sol atteint de nouveau 70 °F, autour de 21 °C, on peut replanter les tubercules, bourgeon vers le haut, en pleine terre ou en pot, pour une nouvelle saison de feuillage spectaculaire.