Chaque année, des millions d’oiseaux périssent sur les lignes électriques. Pourtant, si un majestueux rapace risque l’électrocution à chaque escale, le discret moineau, lui, se pose sans le moindre problème. Découvrez ce mystère scientifique et les défis qui guettent ce petit animal.
La menace qui tue des millions d’oiseaux
Les câbles électriques représentent un danger souvent invisible pour les oiseaux qui traversent les paysages. Une synthèse scientifique publiée dans PLOS ONE, fondée sur 14 études antérieures, estime que les lignes de haute tension tuent entre 12 et 64 millions d’oiseaux chaque année aux États-Unis. Les collisions avec les câbles constituent la principale cause de mortalité.
L’électrocution provoque également des décès, dont le nombre annuel est estimé entre 900 000 et 11,6 millions. Cet écart considérable s’explique par les différences entre les études et le manque de données précises sur les espèces les plus touchées. Les chiffres restent donc difficiles à établir avec exactitude. Mais une chose est sûre : les moineaux sont moins touchés que les rapaces.
Pourquoi le moineau échappe au courant alors que le faucon non ?
Un faucon ou un autre rapace de grande envergure qui se pose sur un poteau électrique risque davantage l’électrocution qu’un moineau perché sur un câble. Les grands oiseaux sont particulièrement exposés lorsqu’ils touchent simultanément deux éléments conducteurs à des tensions différentes, par exemple avec leurs ailes et leurs pattes. Le courant peut alors traverser leur corps.
Le moineau, lui, pose généralement ses deux pattes sur un seul fil, sans créer de différence de tension entre elles. L’électricité continue donc de circuler dans le câble plutôt que dans son corps. Le danger apparaît surtout lorsque l’oiseau relie deux points de tension différente, notamment en atterrissant ou en prenant son envol sur un poteau, d’après le site Infobae.
Moineau : à quels dangers invisibles fait-il face au quotidien ?
Même si l’électrocution ne menace pas le moineau domestique, plusieurs dangers auxquels il s’expose peuvent lui coûter la vie.
En France, la disparition des haies où il niche réduit ses possibilités de se reproduire et de s’abriter. Les pesticides peuvent également diminuer les populations d’insectes dont les oisillons ont besoin pour grandir.
Les chats représentent aussi une menace directe, tout comme les collisions avec les vitres des habitations. En ville, la rénovation des bâtiments peut supprimer les interstices utilisés pour nicher. La combinaison de ces pressions contribue au déclin du moineau domestique dans plusieurs régions françaises.