Cette erreur d’arrosage avant l’hiver fait brunir vos arbres persistants : comment la corriger à temps

Quand les températures baissent et que l’on range les tuyaux au garage, beaucoup de jardiniers pensent en avoir fini avec l’arrosage. Les plates-bandes se vident, les arbres caducs jaunissent et perdent leurs feuilles : tout laisse croire que le jardin peut se débrouiller seul jusqu’au printemps.

Vos sapins, thuyas ou laurier-cerises, eux, restent bien verts. On hésite pourtant à les arroser en plein automne, de peur d’en faire trop. Or les arbres à feuillage persistant continuent à utiliser et à perdre de l’eau. « Les arbres persistants utilisent et perdent de l’eau tout l’automne, l’hiver et le printemps », rappelle un article de East Idaho News. C’est là que tout se joue.

Pourquoi arroser les arbres persistants pour l’hiver change vraiment la donne

Un arbre persistant garde ses aiguilles ou ses feuilles, donc sa machine à transpirer, même en hiver. Tant que la terre n’est pas gelée, ses racines absorbent l’humidité disponible. Une fois le sol dur comme de la pierre, elles ne prélèvent presque plus rien alors que le feuillage continue à perdre de l’eau sous l’effet du vent et du froid sec. Ce déséquilibre mène à la fameuse dessiccation hivernale, avec des branches qui brunissent parfois brutalement au printemps.

Les jeunes plantations y sont les plus sensibles. Espaliers rappelle que les arbres nouvellement plantés doivent être arrosés même sans feuilles en période sèche, et que « les arbres persistants doivent également être arrosés en hiver. Comme ils conservent leur feuillage, ils ont toujours besoin d’une quantité minimale d’eau, sauf si le sol est suffisamment humide ». Tant que la pluie n’alimente pas correctement le sol, l’arrosage reste donc à l’ordre du jour.

Quand et combien arroser vos arbres persistants avant et pendant l’hiver

L’automne devient alors une période clé pour arroser les arbres persistants pour l’hiver. D’après East Idaho News, les conifères ont besoin d’un sol humide sur environ 45 à 60 centimètres de profondeur une semaine sur deux à l’automne et au printemps, puis chaque semaine quand il fait très chaud en été. L’article résume la logique : remplir ce réservoir naturel avant que le sol ne gèle, puis reprendre les arrosages espacés dès que la terre dégèle si les pluies restent faibles.

Reste à savoir quand sortir le tuyau. Pour Espaliers, l’arrosage est particulièrement important durant la première année après la plantation. Le site précise qu’en pratique, il faut « vérifier et arroser une à deux fois par semaine par temps normal ». La pluie ne suffit pas toujours : elle n’est vraiment bénéfique que si elle humidifie le sol à plus de 10 centimètres de profondeur, faute de quoi seules les premières couches sont mouillées.

  • Creusez légèrement près de l’arbre pour voir si la terre colle.
  • Si elle est sèche en dessous de 10 centimètres, prévoyez un arrosage.

Comment arroser en profondeur vos conifères au bon endroit

Autre point clé : la manière d’arroser. Un simple passage rapide au jet mouille surtout la surface au pied du tronc, sans atteindre la zone racinaire. Espaliers insiste : « Veillez à ce que l’eau pénètre jusqu’aux racines. Une erreur fréquente consiste à humidifier que la couche superficielle du sol. » Le site ajoute : « Il est préférable d’arroser profondément de temps en temps que d’apporter un peu d’eau chaque jour ». Mieux vaut donc un long arrosage tous les quinze jours qu’un coup d’arrosoir quotidien.

Enfin, ne visez pas seulement le pied de l’arbre. L’article de East Idaho News recommande de mouiller le sol près de la ligne de goutte, le bord de la ramure, car « la plupart des racines qui absorbent l’eau se trouvent dans les 90 centimètres autour de la ligne de goutte et jusqu’à 3 à 4,5 mètres au-delà ». Pour atteindre cette zone en douceur, plusieurs solutions existent : grande cuvette au seau, tuyau laissé couler lentement, goutte-à-goutte ou sacs d’arrosage type Treegator.