Des abeilles bretonnes aux dingos sauvages australiens, certains pays appliquent des lois strictes pour protéger leurs animaux. Mais au Nord de l’Europe, une île pousse le protectionnisme encore plus loin : ici, tout cheval qui franchit la frontière s’exile pour toujours. Découvrez pourquoi.
Comment ces pays sanctuarisent leurs races locales ?
De nombreux pays mettent en place des mesures protectionnistes pour protéger la pureté de la race de certains animaux. Sur l’île d’Ouessant, un arrêté interdit l’introduction d’abeilles étrangères afin d’isoler la race noire locale. L’île de Man applique une loi similaire pour préserver le patrimoine génétique de ses colonies.
Sur l’île australienne de K’gari, l’accès est strictement interdit aux chiens domestiques pour éviter tout croisement avec le dingo sauvage. De même, la Norvège réglemente fermement l’importation de canidés dans certaines zones isolées. De plus, un pays du nord de l’Europe applique des règles drastiques pour la survie d’un cheval spécifique.
Un cheval qui quitte ce pays ne peut plus jamais y retourner
L’Islande applique une règle sanitaire intransigeante : tout cheval exporté franchissant ses frontières ne pourra plus jamais revenir. Isolé depuis plus de mille ans, cet animal unique figure parmi les races les plus pures au monde. Pour maintenir cet équilibre fragile, les autorités insulaires refusent le moindre risque, d’après le site Cronista.
Cette politique stricte agit comme une barrière biologique indispensable. L’Autorité vétérinaire islandaise craint qu’un cheval séjournant à l’étranger ne rapporte des pathogènes dévastateurs. Même les équipements équestres d’occasion sont soigneusement filtrés et désinfectés. En sanctuarisant ainsi son territoire, l’île garantit la santé de sa population équine.
Le cheval islandais : petit mais costaud
Ne vous fiez pas à sa taille modeste ! Ce cheval est absolument surprenant. Mesurant un mètre quarante pour moins de quatre cents kilos, le cheval islandais est étonnant par sa force et sa rusticité. Calme et curieux, ce compagnon sociable se dote en hiver d’un manteau épais, arborant une incroyable diversité de robes.
Malgré son gabarit compact qui le ferait passer pour un poney aux yeux des instances internationales, les habitants le considèrent fièrement comme un vrai cheval. Capable de porter des adultes sur de longues distances, il fait preuve d’une endurance remarquable, façonnée par les rigueurs du climat et du paysage insulaire.