À l’automne, quelques feuilles mortes et des branches oubliées dans un coin du jardin peuvent aider les hérissons à passer l’hiver. Mais leur protection ne s’arrête pas là : l’emplacement de la nourriture et quelques aménagements avec une pierre sont aussi importants.
Laissez votre jardin au naturel pour sauver les hérissons l’hiver
Un jardin trop parfait est souvent l’ennemi de la biodiversité en automne. Lorsque vous laissez un tas de feuilles mortes, des branches coupées ou quelques herbes hautes au fond de votre terrain, vous offrez en réalité un refuge vital aux hérissons. En effet, ces petits animaux ont vraiment besoin de recoins sauvages.
Ces petits mammifères exploitent ces éléments naturels pour se façonner un abri sous les haies ou les souches d’arbres. Grâce à cet assemblage végétal, ils créent une véritable isolation thermique, étanche au vent, à la pluie et au gel, indispensable pour survivre à leur long sommeil hivernal. Ainsi, un espace laissé au naturel suffit à leur assurer un hiver en toute sécurité.
Pourquoi une pierre devant la gamelle est utile
Pour les aider, vous pouvez leur donner de la nourriture. Il est important de garder le coin repas bien séparé du nid de feuilles et de branches. Afin que les hérissons mangent tranquillement, fabriquez une mangeoire avec une boîte en plastique percée d’un trou carré de 13 cm. Pensez à placer les croquettes le plus loin possible de leur cocon douillet pour éviter d’attirer des intrus là où ils dorment, d’après le site British Hedgehogs.
Pour éviter que les chats ne viennent tout voler ou que le vent ne renverse la gamelle, utilisez de grosses pierres. Posez-en une sur la boîte pour la bloquer, et une autre à environ 13 cm devant l’accès. La gamelle reste bien stable sous la pluie, et les hérissons garderont leurs croquettes. Aucune chance qu’elles finissent dans l’estomac d’un prédateur.
Hérissons en danger : -50 % de population en vingt ans
De plus, n’oubliez pas : les hérissons sont en voie de disparition. Les chiffres sont alarmants : en Europe, les populations ont chuté de plus de 50 % en vingt ans dans les zones rurales. L’expansion urbaine, la disparition des haies et l’usage intensif de pesticides détruisent progressivement leur habitat naturel.
À cette perte de territoire s’ajoute l’impact du trafic routier, responsable de la mort de centaines de milliers d’individus chaque année. Face au risque réel d’extinction de l’espèce à moyen terme, la préservation de jardins accueillants et sans produits chimiques constitue l’un des principaux remparts pour leur survie.