Quand les températures dépassent les 30 °C et que les arrêtés sécheresse se multiplient, des jardiniers voient leurs massifs se flétrir malgré l’arrosoir du soir. Arroser tôt le matin ou tard le soir limite la casse, mais cela reste une corvée quotidienne. Face à ce casse‑tête estival, un jardinier a remis en avant une méthode simple et ancienne pour garder le sol humide sans y penser.
Dans une vidéo TikTok relayée par le Nottingham Post, Syd Roope montre des pots en terre cuite enterrés dans son potager. Syd Roope explique que ces récipients, appelés ollas d’arrosage, « laissent échapper de l’eau lorsque le sol devient vraiment sec », ce qui lui évite d’arroser chaque jour. Ses tomates et courgettes restent droites pendant les pics de chaleur.
L’astuce du jardinier : les ollas, ces pots enterrés qui arrosent tout seuls
Une olla est un pot en argile microporeuse, non émaillé, enterré jusqu’au col à côté des plantes puis rempli d’eau. Selon le site MonJardinBio, ce système peut réduire la consommation d’eau de 50 à 70 % par rapport à un arrosage classique, car l’humidité diffuse au rythme des racines, sans ruisseler ni s’évaporer en surface.
Selon lui, l’eau ne sort que lorsque la terre s’assèche autour : le sol agit comme une éponge qui aspire l’eau à travers la paroi. Les plantes à racines fibreuses, comme les tomates, courges ou poivrons, viennent se développer autour de l’olla et profitent d’une humidité stable, avec moins de stress hydrique en été.
Ollas d’arrosage : une méthode ancestrale face aux sécheresses modernes
Le mot « olla » vient de l’espagnol pour « pot en argile », mais la technique est bien plus ancienne. Le semencier Vilmorin rappelle que cette irrigation par jarre est utilisée depuis plus de 2 000 ans dans des régions sèches du bassin méditerranéen, d’Asie ou d’Afrique du Nord pour cultiver des légumes tout en économisant chaque goutte d’eau.
L’association AEI, qui travaille sur l’eau au jardin, constate que les épisodes de canicule et de sécheresse se répètent en France. Les ollas, complétées par un bon paillage, deviennent alors une solution low tech : pas d’électricité, peu de plastique, et plusieurs jours à une ou deux semaines d’autonomie selon la taille du pot et la météo.
Comment adopter les ollas d’arrosage pour garder ses plantes hydratées
Pour un potager, on enterre l’olla jusqu’au col, entre les plants, en laissant l’ouverture affleurer pour la remplir. MonJardinBio indique qu’un remplissage par semaine suffit souvent, un peu plus lors des fortes chaleurs. Vilmorin évoque une autonomie allant de quelques jours à près de deux semaines selon le volume et le type de sol.
Sur un balcon, il existe des petites ollas à planter ; on peut aussi en fabriquer une avec un pot en terre cuite non émaillé, trou bouché, enterré près des racines et couvert d’une soucoupe. L’essentiel est de choisir une taille adaptée aux plantes et de vérifier régulièrement le niveau d’eau pour traverser l’été sereinement.