Ce geste de jardinage à faire en juillet prolonge vos bordures jusqu’en septembre, sinon elles ternissent dès août

Ce simple travail de jardinage en juillet garde vos bordures en fleurs jusqu’en septembre

Début juillet, les massifs débordent de couleurs, les bordures croulent sous les fleurs et le jardin semble à son apogée. Beaucoup de jardiniers se contentent alors d’arroser et d’admirer, jusqu’au moment où, dès le mois d’août, les tiges se dégarnissent et les bordures prennent un air fatigué, comme si tout avait déjà donné.

Pour éviter ce coup de mou prématuré, les spécialistes rappellent l’importance de supprimer les fleurs fanées en juillet. Ce geste très simple, parfois appelé deadheading ou taille de nettoyage, change la façon dont la plante dépense son énergie. Et là, la différence se voit vraiment sur vos bordures.

Pourquoi juillet change tout pour des bordures fleuries jusqu’en septembre

Une fleur qui fane n’est pas qu’un problème esthétique. Si on la laisse en place, la plante passe en mode « graines » et considère que sa mission est accomplie, elle ralentit alors la production de nouveaux boutons. Juillet correspond souvent à la fin de la première grande vague de floraison : soit on laisse filer vers les graines, soit on relance la machine.

En retirant régulièrement les têtes fanées, on empêche la mise à graine et on pousse la plante à produire une seconde vague de fleurs pour la fin d’été. Autre bonus : plus de pétales bruns qui tombent sur les allées ou les terrasses. La Royal Horticultural Society explique que « certaines annuelles estivales à croissance rapide gagnent à être nettoyées presque tous les jours, tandis que beaucoup de vivaces ne demandent qu’une remise en ordre une fois par semaine ou toutes les deux semaines, et qu’oublier un jour de temps en temps ne change pas grand-chose ».

Fleurs fanées, rabattage léger ou sévère : choisir le bon geste

Pour beaucoup d’annuelles de bordure comme les pétunias, pensées, pélargoniums ou soucis, une simple taille de nettoyage suffit. On pince la fleur fanée entre le pouce et l’index en emportant le petit pédoncule, ou on coupe au sécateur juste au-dessus d’une feuille. Sur les rosiers remontants, arbustifs ou grimpants, on supprime chaque fleur passée en coupant au-dessus d’une belle feuille à cinq folioles pour encourager de nouveaux départs.

D’autres plantes de bordure réagissent mieux à un rabattage léger voire plus franc. Les géraniums vivaces, la népéta ou l’alchémille, une fois leur première floraison terminée, peuvent être coupés à mi-hauteur, parfois presque au ras du feuillage. La touffe se densifie, repart en vert puis offre souvent une seconde floraison fin août ou en septembre. Un sécateur bien affûté et désinfecté à l’alcool limite les risques de maladies après ces coupes plus importantes.

Routine de juillet pour éviter les bordures ternes dès août

Pour viser des bordures fleuries jusqu’en septembre, mieux vaut cibler les plantes les plus « rentables ». Priorité aux annuelles très florifères en bordure de massif, aux géraniums vivaces, népétas, alchémilles et rosiers remontants. En revanche, on peut choisir de laisser en place une partie des fleurs de rudbeckias, échinacées ou tournesols : leurs graines nourriront les oiseaux plus tard. Certains jardiniers gardent aussi les dernières fleurs de rosiers pour profiter des cynorhodons colorés à l’automne.

  • Deux à trois fois par semaine : petit tour du jardin, suppression à la main des fleurs visiblement fanées sur les bordures.
  • Une fois par semaine : passage plus long avec sécateur pour rabattre géraniums vivaces, népétas ou touffes affaissées.
  • Après chaque séance : arrosage généreux, éventuellement un peu d’engrais pour plantes fleuries en pot ou en bordure.

Un site de jardinage familial britannique résume bien l’enjeu : « maintenue tout au long du mois, cette petite habitude peut prolonger les floraisons des annuelles et des vivaces bien après que celles des jardins négligés se soient épuisées. Dans de nombreux jardins, la différence entre une bordure qui culmine en juillet et une bordure qui brille encore en septembre tient simplement à quelques coupes régulières ». En juillet, ce travail minutieux mais rapide fait toute la différence sur la saison.

Sources