Ce jardin de rêve de Shea McGee cache une méthode en 3 étages à copier avant l’été pour hortensias et potager

Dans la série Garden Diaries, l’intérieur de Shea McGee ne s’arrête pas aux murs de sa maison : son extérieur raconte la suite de l’histoire. Avant même d’emménager, la designer américaine avait en tête une vision très précise, presque obsessionnelle : une façade noyée sous des hortensias, et, un peu plus loin, un potager où venir couper chaque jour quelques herbes pour la cuisine. Au départ, pourtant, son terrain n’était qu’une page blanche, sans véritable jardin installé. Aujourd’hui, ce carnet de bord végétal ressemble à un jardin de rêve où tout semble couler de source.

Shea McGee raconte : « Quand nous avons emménagé dans notre maison, je rêvais littéralement d’avoir des hortensias devant. » Elle a choisi une variété bien précise, Hydrangea paniculata ‘Limelight’, plantée en masse le long de la façade. Ces arbustes ont mis six ans à atteindre leur ampleur actuelle, mais la récompense revient chaque fin d’été, quand les panicules crème-vert envahissent la maison. Elle confie : « Chaque année, quand ces fleurs arrivent enfin, cette satisfaction ne s’use pas », une patience étonnante pour quelqu’un qui, par métier, veut que tout soit beau tout de suite.

Le jardin de Shea McGee : des hortensias en masse pour une façade de rêve

Aujourd’hui, les hortensias ‘Limelight’ bordent tout l’avant du jardin de Shea McGee et se prolongent dans un petit coin derrière, près de l’entrée de service. « Ils deviennent si grands qu’ils commencent à couvrir nos fenêtres, et ça ne me dérange pas du tout », s’amuse-t-elle. Elle sort alors couper des brassées de fleurs pour remplir la maison, puis fait sécher quelques tiges qu’elle glisse dans le sapin de Noël, séduite par ce fameux rose antique de fin de saison.

Comme designer d’intérieur, elle a construit ce décor comme une composition : palette restreinte de verts, blancs et lavandes, et répétition des mêmes masses végétales. Ce principe rejoint les conseils de paysagistes français : en plantant en trois strates, on donne du relief même à un petit jardin. Au sol, des couvre-sol serrés, au milieu des arbustes de 1,20 à 1,80 m comme les hortensias, et au-dessus des petits arbres ou rosiers grimpants sur treillage pour cacher murs et clôtures.

Une approche de designer : un jardin de Shea McGee comme prolongement de la maison

« En tant que designer d’intérieur, je pense toujours à la façon dont le jardin fonctionne avec ma maison. Je veux être à l’intérieur, regarder dehors et sentir que c’est une extension de mon style », explique Shea McGee. Elle plante ce qu’elle aime couper : hortensias, roses, lavande, et borde ses massifs de petites fleurs comme les pétunias, jolies, utiles et déjà très efficaces pour dessiner un bord fleuri dès la première année.

Les conseils de Pleine Vie donnent un mode d’emploi très proche de cette approche.

  • Placer d’abord un arbre ou gros arbuste à 1,20 m du mur, dans un trou deux fois plus large que le pot, puis ajouter des arbustes de 1,20 à 1,80 m et des couvre-sol.
  • Apporter entre 8 et 15 litres d’eau, pailler sur 3 à 5 cm et arroser tous les 7 à 10 jours sans pluie ; un massif fait seulement de petites fleurs basses contre le mur restera plat et demandera plus d’entretien.

Potager, famille et couleurs d’hortensias : ce que le jardin de Shea inspire

Shea McGee a créé un potager en bacs surélevés, relié à la cuisine par un chemin, où elle coupe sans cesse herbes et légumes. Elle aime cuisiner et garnir ses plats d’aneth et d’autres aromatiques du jardin, jusqu’à imaginer un cheesecake au laurier en utilisant les feuilles réduites en poudre très fine.

Au fil des saisons, le jardin devient aussi un terrain de jeu familial, loin des écrans, où chacun revendique « son » concombre ou « sa » tomate. Elle raconte avoir « simplement commencé et appris », jusqu’à être à l’aise avec l’idée que « ce n’est pas grave si quelque chose ne marche pas » au jardin.

Sources