Toutes les maisons ont ces 6 laideurs (oui, même la vôtre) : comment les cacher comme un designer
Toutes les maisons ont leurs petits défauts, même celles qu’on voit sur Instagram : plan de travail envahi de robots, télévision noire qui trône au milieu du salon, câbles qui serpentent derrière le canapé. Sur le moment, on finit par ne plus les voir, mais cette « pollution visuelle » fatigue l’œil et donne une impression de désordre permanent, même dans un intérieur rangé.
Les designers d’intérieur connaissent bien ces « laideurs » techniques et apprennent à leurs clients à les dompter sans gros travaux. Ils parlent de points focaux, de contrastes à calmer, de zones de repos pour l’œil, et s’appuient sur des astuces simples pour cacher les éléments disgracieux : en six exemples très concrets, il devient facile de faire disparaître les pires intrus visuels de la maison. Promis, vous allez les reconnaître d’un coup d’œil.
La méthode des designers pour cacher les éléments disgracieux
Avant de s’attaquer aux objets eux‑mêmes, les pros commencent par une règle simple : une pièce doit offrir quelques murs presque vides, et un seul vrai point d’attention. Tout ce qui attire le regard sans le mériter devient une laideur à traiter. Leur boîte à outils repose sur trois gestes clés, faciles à reproduire dans un appartement comme dans une maison.
Pour vous repérer, gardez en tête cette mini grille de lecture digne d’un décorateur :
- Dissimuler derrière une porte, un caisson, un garage à électroménager ou un meuble fermé.
- Fondre l’élément dans le décor en le peignant ton sur ton, en alignant hauteurs et largeurs avec ce qui l’entoure.
- Détourner le regard avec une œuvre forte, un miroir, un luminaire ou un meuble de caractère placé juste à côté.
Plan de travail, TV et thermostat : 3 laideurs à traiter d’abord
Dans la cuisine, le pire coupable reste souvent le plan de travail transformé en alignement de cafetière, grille‑pain et robot. « Si votre plan de travail ressemble à un parking d’appareils, il est temps de libérer de la place et de reprendre possession de votre cuisine », explique la décoratrice d’intérieur Margaret Carroll. Sa solution fétiche est le garage à électroménager : une niche ou un placard bas où les appareils restent branchés, cachés derrière une porte coulissante ou relevable. Quand un appareil chauffe, la porte doit rester ouverte pour laisser circuler l’air et les prises doivent rester facilement accessibles.
Le grand rectangle noir de la télévision attire lui aussi tous les regards, surtout quand l’écran est éteint. Le décorateur Gregory W. Feller préfère en faire un vrai objet déco : « Dans ma propre maison, j’ai transformé la télévision en élément décoratif en la fixant sur un chevalet de peintre ancien », raconte Gregory W. Feller, qui a ensuite dissimulé les autres composants derrière le chevalet. Autre piste, opter pour un téléviseur qui affiche une œuvre d’art à l’arrêt, ou le glisser dans un meuble à portes pour ne le voir que quand on en a envie.
Câbles, prises, tableau électrique et portes : les détails qui ruinent tout
Les plaques d’interrupteurs jaunies, les prises trop visibles et le coffret électrique créent vite une impression négligée, souvent dès l’entrée. « Je ne jure que par des plaques d’interrupteurs et des prises très sobres », affirme Margaret Carroll, qui recommande de les assortir aux poignées et de les peindre comme le mur dès que possible. Quand un cache n’est pas envisageable, elle place une œuvre d’art marquée ou un meuble vintage juste à côté pour détourner le regard, tandis que Gregory W. Feller conçoit parfois des miroirs sur charnières devant les tableaux ou thermostats, afin de les cacher tout en gardant l’accès.
Reste la jungle de câbles derrière le bureau ou la télévision : on les regroupe sur une multiprise fixée au dos du meuble pour dégager le sol. Quant aux portes dépareillées, il suffit de peindre battants et encadrements dans la couleur du mur. En quelques ajustements ciblés, le regard circule mieux et la pièce paraît tout de suite plus calme.