8 plantes dont il faut retarder la taille des fleurs fanées jusqu’après l’été pour un jardin plus sain et plus éclatant
En fin d’été, beaucoup de jardiniers dégainent le sécateur pour faire disparaître tout ce qui est brun et défraîchi. Pourtant, ces fleurs fanées qu’on croit inutiles continuent à travailler pour le sol, les oiseaux et les insectes. Retarder la taille sur certaines espèces change la santé du jardin et la faune qui y vit.
L’expert Andrew Porwol résume ce dilemme : « Il peut être tentant de supprimer les fleurs fanées toute l’année pour avoir des bordures nettes, mais réfléchissez avant de saisir le sécateur : un jardin en bazar en fin d’été peut être le plus éclatant », explique-t-il. Derrière cet aspect moins rangé se cachent encore des graines, des fruits et des abris pour la petite faune.
Pourquoi retarder le deadheading au jardin
Laisser mûrir les têtes de graines transforme certaines vivaces en garde-manger. Les échinacées, par exemple, offrent en automne leurs cônes remplis de graines aux oiseaux. Une fois les graines picorées, il suffit de couper les tiges au ras du sol, ou d’en garder quelques-unes debout pour abriter les insectes l’hiver.
Sur d’autres plantes, ne pas couper les fleurs fanées protège la floraison future. C’est le cas des hortensias qui forment leurs bourgeons sur le bois de l’année précédente : une taille énergique en fin d’été peut supprimer les boutons de l’an prochain. Andrew Bunting conseille de conserver les têtes décoratives, estimant que « la plupart des hortensias ont des têtes de graines ornementales qu’il vaut mieux laisser en place plutôt que les enlever ».
Les 8 plantes dont il faut retarder la taille après l’été
Aux côtés des échinacées et des hortensias, six autres plantes gagnent à garder leurs fleurs défraîchies jusqu’à l’automne. Les tournesols regorgent de graines protéinées pour les oiseaux ; si on les coupe trop tôt, ce festin disparaît. Les pavots, eux, doivent conserver leurs capsules, comme le rappelle la paysagiste Cindy Ollig : « Les pavots sont importants à laisser avec leurs fleurs intactes quand elles se fanent, afin qu’ils se ressèment à l’automne et réapparaissent au printemps et en été pour vous ».
Les orpins d’automne offrent l’un des derniers buffets de nectar pour les abeilles avant l’hiver et leurs ombelles brunes restent décoratives sous le givre. Les graminées ornementales gardent leurs plumeaux, refuge idéal pour de nombreux insectes. La lavande, déjà raccourcie une fois en juillet, gagne ensuite à faner naturellement pour donner encore du parfum. Quant aux rosiers botaniques et rugosa, ne touchez pas aux fleurs fanées en août : elles se transforment en cynorrhodons rouges qui illuminent les massifs et nourrissent les oiseaux en automne.
Après l’été : quand tailler ces plantes
Pour ces plantes, on attend que la nature ait pris ce qui lui revient. Sur les tournesols et les échinacées, observez les têtes de graines ; tant que les oiseaux les picorent, laissez-les en place. Les pavots se coupent seulement quand les capsules sont sèches et vides. Orpins et graminées se rabattent en fin d’hiver ou tout début de printemps, juste avant le départ de la nouvelle végétation.
Les hortensias se taillent en douceur après les gelées : on ôte les têtes fanées juste au-dessus du premier bourgeon, sans entamer le vieux bois. La lavande se reprend au printemps, quand tout risque de gel est passé, sans couper dans le bois sec. Les rosiers botaniques se taillent en fin d’hiver, après la saison des cynorrhodons. Un massif un peu moins impeccable en septembre devient alors une réserve de nourriture et de cachettes pour la faune du jardin.