Cet expert recommande de tailler ces 4 plantes en juillet pour relancer leur floraison
En plein mois de juillet, beaucoup de jardiniers rangent le sécateur en pensant que la taille appartient à l’hiver. Or cette période chaude offre une occasion précieuse de corriger les coupes maladroites du printemps et de guider la pousse sans bouleverser la structure des arbustes. Le feuillage est pleinement développé, ce qui permet de voir tout de suite les branches faibles ou mal placées.
Sur son blog, l’expert britannique Monty Don détaille quatre familles de plantes à tailler en juillet pour relancer une floraison ou améliorer la fructification : vivaces à floraison précoce, rosiers lianes, pommiers et poiriers, groseilliers et cassissiers. Une liste courte, ciblée, qui peut changer l’allure du jardin d’ici la fin de l’été.
Tailler en juillet : pourquoi ce n’est pas réservé à l’hiver
Juillet reste une période de taille d’été légère : on évite les gros remaniements réservés à l’hiver, lorsque les plantes sont en repos. Des coupes trop sévères maintenant risquent de supprimer des bourgeons essentiels et de stresser inutilement les sujets. En revanche, tailler juste après la floraison stimule de nouvelles pousses, laisse entrer la lumière et libère de la place pour les annuelles plus tendres dans les massifs.
Pour les vivaces à floraison précoce comme le pavot d’Orient, le delphinium ou certains géraniums vivaces, Monty Don recommande un geste franc : rabattre les touffes au ras du sol une fois les fleurs fanées. Les tiges coupées partent au compost, le pied est désherbé, puis arrosé si besoin pour favoriser la reprise. En dégageant l’air et la lumière autour des souches, ces vivaces émettent vite un feuillage frais ; une seconde vague de fleurs apparaît souvent environ deux mois plus tard, vers la fin de l’été.
Rosiers lianes, pommiers et poiriers : la taille d’été expliquée
Les rosiers lianes, ou ramblers, font partie des rares rosiers à tailler en plein été. Ils « doivent être taillés dès qu’ils ont fini de fleurir », explique Monty Don. Il les distingue des rosiers grimpants classiques par leur vigueur et leur floraison unique : selon lui, « les rosiers lianes ont tendance à être beaucoup plus vigoureux et portent toujours une masse de petites fleurs qui ne refleurissent jamais », ce qui aide à les reconnaître. Une fois la floraison terminée, on supprime à la base les vieilles branches qui ont fleuri, on attache les jeunes pousses souples à l’horizontale sur leur support pour préparer la floraison de l’année suivante.
Pour les pommiers et poiriers, Monty Don conseille une taille d’été sur les formes palissées ou trop denses. Pour lui, cette taille, même énergique, « ne stimulera pas une repousse vigoureuse », souligne-t-il. Il ajoute : « Supprimez toute la pousse de l’année en revenant à quelques paires de feuilles (en général environ cinq à dix centimètres), en veillant à ne pas enlever les fruits en train de mûrir », précise-t-il. La Royal Horticultural Society recommande d’intervenir de juillet à septembre, en gardant intactes les pousses de moins de 20 centimètres et en raccourcissant les autres à trois feuilles au-dessus de leur base.
Groseilliers et cassissiers : la taille après récolte
Les groseilliers et cassissiers profitent eux aussi d’une taille juste après la récolte, souvent fin juillet. Sur les groseilliers rouges et blancs, on enlève les jeunes pousses qui encombrent le centre du buisson et l’on raccourcit d’environ un tiers les rameaux que l’on garde pour qu’ils se lignifient bien. Le cassissier supporte une coupe plus sévère : jusqu’à un tiers du vieux bois peut être supprimé après la cueillette, ce qui rajeunit l’arbuste et prépare la formation de nouveaux rameaux fructifères pour l’année suivante.
Pour ces tailles d’été, mieux vaut intervenir tôt le matin, avec un sécateur propre, puis arroser au pied si besoin. Les plantes supportent alors mieux la coupe et redémarrent plus vite.