Cet oiseau surnommé « pirate des jardins » descend les arbres la tête en bas, et vous pouvez l’observer dès septembre au jardin

Il suffit de quelques secondes pour remarquer cet étrange visiteur dans un jardin. Son bandeau noir lui donne un air de brigand, mais c’est surtout son tempérament qui surprend. À la mangeoire comme sur les troncs, cet oiseau agile ne se laisse pas facilement marcher sur les pieds.

Bandeau noir et caractère bien trempé : cet oiseau fait sa loi

En effet, avec son bandeau noir posé sur les yeux, difficile de ne pas lui trouver une allure de petit pirate. Longue d’environ 14 cm, cette boule d’énergie arbore un dos gris-bleu, un ventre orangé et des flancs brun-roux. Ses joues blanches et sa queue courte complètent cette silhouette reconnaissable entre toutes.

Son caractère colle très bien à son costume : à la mangeoire, cet oiseau n’hésite pas à chasser les concurrents pour s’approprier sa nourriture. Agile, il grimpe sur les troncs dans toutes les directions grâce à ses pattes puissantes. Il peut même redescendre tête en bas, sans utiliser sa queue comme appui. De plus, son cri vif porte loin, selon JHM.

Cet oiseau pirate se remarque dans les jardins dès septembre

La sittelle torchepot peut être observée dès septembre dans les jardins. Elle vient volontiers picorer dans les mangeoires, avec une préférence pour les graines de tournesol. En hiver, elle mange aussi des noix, des noisettes et des glands. Pour les ouvrir, elle les coince dans une fente d’écorce et les frappe avec son bec.

Pour nicher, elle choisit un nichoir ou une ancienne cavité creusée par un pic. Au printemps, elle pond quatre à neuf œufs, couvés environ deux semaines. Les parents nourrissent ensuite les jeunes jusqu’à leur envol. Présente toute l’année, elle chasse surtout les insectes à la belle saison et défend son territoire avec vigueur.

Comment la sittelle torchepot tient les prédateurs à distance

De plus, la sittelle torchepot recherche les vieux arbres dans les forêts, les parcs, les vergers et les jardins pour y trouver un trou où installer son nid. Elle peut aussi utiliser ceux des murs. Lorsque l’entrée est trop large, la femelle la réduit avec de la boue et de la salive, jusqu’à obtenir une ouverture adaptée à sa taille. Ce travail limite ainsi l’accès aux intrus, notamment aux prédateurs comme les chats.

Les conseils proposés ici ont pour seul but de favoriser la biodiversité dans votre jardin. Il ne s’agit en aucun cas d’apprivoiser ou de capturer des espèces sauvages. Les oiseaux, comme tous les animaux libres, doivent pouvoir vivre sans dépendance envers l’humain. Ils sont essentiels à l’équilibre de notre écosystème et bénéficient, pour la plupart, d’une protection légale. En créant un espace naturel et accueillant, vous leur offrez simplement un refuge respectueux, propice à leur passage… ou à leur installation.