Cette experte du désencombrement est passée de 288 à 29 m² : les 3 questions qui font enfin lâcher prise sur vos objets

Une experte du désencombrement est passée de 3 100 à 310 pieds carrés : ses meilleurs conseils pour lâcher prise

Imaginer son pavillon de près de 288 m² vidé en un mois pour tenir dans à peine 29 m² fait frémir plus d’un foyer. C’est pourtant ce qu’a vécu Brenda Mason Parmelee, spécialiste américaine du désencombrement, en passant de 3 100 à 310 pieds carrés en seulement 31 jours, comme elle l’a raconté au magazine Real Simple, relayé par AOL.

Depuis, via son site Smaller Living Huge Life et son programme Downsizing31, elle accompagne des centaines de personnes confrontées à ce même saut. Son expérience montre que réussir un downsizing 3100 à 310 pieds carrés ne tient pas qu’à des boîtes de rangement, mais à une façon totalement différente de décider. Et tout bascule au moment où l’on comprend ce qui nous accroche encore à nos objets.

Désencombrement : un problème de décisions, pas de mètres carrés

Pour Brenda Mason Parmelee, la première erreur consiste à croire que l’on manque seulement de place. « C’est un problème de décision, pas un problème d’espace, et chaque objet que vous touchez est en réalité une personne ou un chapitre que vous n’êtes pas sûr d’être prêt à clôturer », explique-t-elle. « C’est pour cela que les conseils du type ‘tu n’as qu’à t’en débarrasser’ ne fonctionnent pas ». Elle rappelle aussi : « Vous n’êtes pas dans l’excès, et vous n’êtes pas désorganisé. Vous êtes en train de faire votre deuil », ajoute-t-elle.

Elle invite donc à mettre des mots sur ce qui retient chaque objet. Souvent, c’est l’argent dépensé, la peur d’en avoir besoin plus tard, ou le lien avec la personne qui l’a offert. « Une fois que vous pouvez nommer la chaîne, vous pouvez enfin décider au lieu de rester planté à la regarder », résume-t-elle. Le simple fait d’écrire sur une feuille « je garde ce service à vaisselle parce que c’est le cadeau de mariage de ma grand-mère » clarifie déjà la décision à venir.

Commencer par la vie que l’on veut après le tri

Avant d’ouvrir un carton, Brenda Mason Parmelee demande à ses clients d’imaginer leur quotidien après le tri : combien de temps veulent-ils passer à faire le ménage, combien de personnes vivent réellement à la maison, quels objets servent encore leur vie actuelle. « Commencez par une vision. Avant de toucher le moindre objet, décidez ce que vous voulez ressentir dans votre logement et votre vie une fois de l’autre côté », conseille-t-elle. « Cette image est ce qui vous fait tenir quand cela devient difficile ».

Sur le plan pratique, elle recommande de trier par catégories (vêtements, livres, linge, vaisselle), partout dans le logement, plutôt que pièce par pièce. « Commencez par vos catégories les plus faciles et gardez les objets sentimentaux et le garage pour la fin », recommande Brenda Mason Parmelee. L’organisatrice MaryJo Monroe, fondatrice de reSPACEd, donne un garde-fou utile : « Ce n’est pas le moment de trier vos photos de famille, souvenirs, anciens documents fiscaux ou chaussettes dépareillées », rappelle-t-elle.

Trier, donner, recycler : lâcher prise sans culpabilité

Une fois la vision posée et les catégories définies, Brenda Mason Parmelee propose trois questions simples à poser à chaque objet : en ai-je vraiment besoin, est-ce que je l’utilise réellement, est-ce que je l’aime vraiment. « Si c’est un vrai oui ne serait-ce qu’à une seule, l’objet reste. Sans culpabilité à ajouter », précise-t-elle. « Si c’est non aux trois, c’est du désordre, et il est prêt à être réattribué si possible, plutôt que d’être jeté », dit encore l’experte. Ce filtre rapide évite de ruminer pendant des heures devant le même carton.

Pour rendre la séparation plus douce, elle mise sur le « rehoming », le fait de donner une nouvelle maison à l’objet. « Savoir où un objet va aller, chez un membre de la famille, dans un dépôt-vente ou vers une association précise, transforme le fait de s’en séparer d’une perte en cadeau. C’est en général ce qui finit par briser la prise émotionnelle, plus que la force de volonté », observe-t-elle. Et si personne n’en veut ? « Si vous avez vraiment essayé de réattribuer un objet et que personne n’en veut, accordez-vous le droit d’arrêter de chercher la destination parfaite. Recyclez-le si vous le pouvez, et si ce n’est pas possible, il est peut-être simplement temps de le jeter », ajoute-t-elle encore.

C’est là qu’intervient la fameuse pile de dons. Pour la coach D’Nai Walker, elle devient parfois une façon de calmer sa conscience plus qu’une vraie aide : « Nous nous sentons coupables de voir tant de choses finir en décharge et nous espérons que quelqu’un pourra utiliser nos vêtements abîmés, mais le centre solidaire va probablement les jeter de toute façon », souligne-t-elle. L’organisatrice Michelle Urban recommande alors de cibler mieux les sorties :

  • héritages et souvenirs familiaux à proposer d’abord aux proches ;
  • objets de valeur ou de collection à faire estimer ou revendre ;
  • jeux incomplets et appareils cassés à recycler ou jeter ;
  • vêtements très abîmés à déposer en point de collecte textile ;
  • matériel de loisirs très spécifique à donner via des groupes locaux comme Buy Nothing ;
  • documents avec données personnelles à détruire de manière sécurisée.

Sources