Cette plante vigoureuse à 5€ prospère même en conditions sèches et offre une seconde floraison ; c’est le moment idéal pour l’ajouter à votre jardin.

Pelouse jaunie, massifs grillés, restrictions d’arrosage qui tombent chaque été : beaucoup de jardins souffrent et le budget plantes n’est pas extensible. Pourtant, une vivace légère, vendue autour de 5 € en petit godet, supporte étonnamment bien ces nouvelles conditions sèches tout en restant couverte de fleurs.

Cette plante, encore assez discrète dans les rayons, se contente d’un sol pauvre, d’un grand soleil direct et de quelques arrosages au départ. Ensuite, elle continue de fleurir même quand le tuyau d’arrosage reste au garage, et peut offrir une nouvelle vague de boutons si on la taille au bon moment. Cette plante discrète mérite vraiment qu’on s’y attarde.

Pourquoi le gaura lindheimeri est la nouvelle star des jardins secs

Son nom complet, gaura lindheimeri, ne dit pas grand-chose aux débutants, mais les jardiniers qui l’ont adopté ne s’en passent plus. Cette plante vivace résistante à la sécheresse forme un nuage de tiges souples portant des petites fleurs en forme de papillons, blanches ou rosées, qui bougent au moindre souffle d’air. Vendue en godet de 8 à 9 cm entre 3 et 5 €, elle permet de garnir un massif pour une vingtaine d’euros seulement.

Le gaura vient de zones chaudes d’Amérique du Nord, ce qui explique sa capacité à tenir dans des terres pauvres et filtrantes. Une fois bien installé, il supporte des périodes sans pluie sans se plaindre, à condition d’être planté en plein soleil dans un sol bien drainé. Il apprécie seulement quelques arrosages réguliers la première année, puis se débrouille presque seul.

Comment planter ce gaura à 5 € pour qu’il s’installe vite et sans arrosage excessif

Les meilleures périodes de plantation se situent au printemps et à l’automne. Si vous le plantez maintenant, en pleine saison douce, il a tout l’été pour bien enraciner avant les fortes chaleurs. On creuse un trou un peu plus large que le godet, on émiette la terre, on ajoute un peu de compost si le sol est vraiment très pauvre, puis on installe la motte sans l’enterrer trop profondément. Un arrosage copieux termine l’opération.

Les semaines qui suivent, l’idéal est d’arroser de temps en temps, en espaçant progressivement. Ensuite, ce sera surtout en cas de canicule prolongée. Un paillage minéral autour du pied, avec gravier ou pouzzolane, limite l’évaporation et améliore encore la résistance à la sécheresse. En pot sur un balcon chaud, le gaura fonctionne aussi très bien si le contenant est profond, très drainé et si on laisse bien sécher entre deux arrosages.

Le secret de la seconde floraison du gaura lindheimeri en plein été sec

En conditions classiques, le gaura peut fleurir de juin à octobre selon les variétés, avec une succession de petites fleurs qui se renouvellent sans cesse. Pour profiter d’une vraie seconde floraison, la clé consiste à intervenir quand la première vague marque le pas, souvent vers la mi-juillet ou après un gros coup de chaleur. À ce moment, on rabat les tiges défleuries d’un tiers, voire de moitié, en gardant un cœur de végétation bien vert.

Quelques semaines plus tard, de nouvelles tiges se forment et se couvrent de boutons, offrant un jardin encore fleuri en septembre, même si l’arrosoir est resté au repos. Le gaura n’a pas besoin de beaucoup d’engrais, ce qui éviterait de le rendre fragile ; un sol plutôt pauvre lui convient. Rustique jusqu’à environ -12 à -18 °C en terrain bien drainé, il traverse l’hiver sans souci là où l’eau ne stagne pas. Pour renforcer l’effet, beaucoup de jardiniers l’associent à d’autres vivaces sobres en eau comme les sedums ou les achillées, afin de composer un véritable massif de jardin sec pour un budget maîtrisé.