En juillet, taillez ces 5 plantes du jardin pour les garder belles et vigoureuses
Juillet rime pour beaucoup avec vacances et arrosages d’appoint, pas avec sécateur. Nombre de jardiniers rangent leurs outils dès que la chaleur s’installe, de peur de fatiguer les plantes ou de contrevenir à la protection des oiseaux. Résultat : haies dépenaillées, rosiers épuisés, arbustes chargés de bois inutile alors qu’un coup de main au cœur de l’été peut vraiment changer la donne.
En réalité, les coupes estivales sont autorisées dès lors qu’il s’agit d’entretien léger. En Allemagne, le Naturschutzgesetz interdit surtout les rabatements radicaux entre mars et septembre, tandis que le Naturschutzbund recommande le 24 juin, le Johannistag, comme date la plus précoce pour intervenir sans gêner la nidification. Au cœur de l’été, certaines plantes à tailler en juillet gagnent même en vigueur et en beauté. Reste à savoir lesquelles.
Plantes à tailler en juillet : les bonnes règles avant de couper
Avant tout, on évite de transformer un arbuste en bois mort : l’entretien d’été reste un soin doux. On supprime quelques branches gênantes, on raccourcit, mais on ne rabat pas à ras. Les organismes de protection de la nature rappellent de vérifier la présence éventuelle de nids dans une haie ou un buisson. En juillet, la plupart des jeunes oiseaux ont pris leur envol, mais un dernier regard s’impose.
Pour tirer parti de cette fenêtre, concentrez-vous sur cinq familles de plantes qui répondent très bien à une taille estivale. Les haies retrouvent une silhouette nette, les rosiers remontants préparent une seconde vague de fleurs, les arbres fruitiers comme pommier et poirier envoient davantage d’énergie vers les fruits, les framboisiers et groseilliers se renouvellent, tandis que la lavande et d’autres vivaces gagnent en densité. Tout se joue dans quelques gestes précis.
Haies, rosiers et arbres fruitiers : que tailler en juillet
Pour une haie bien tenue, juillet correspond souvent au deuxième passage de l’année. Jusqu’à la fin juin, beaucoup d’oiseaux nichent encore dans ces refuges verts ; intervenir ensuite limite les dérangements. Le NDR recommande une coupe en forme de trapèze, plus étroite en haut qu’en bas, afin que la lumière atteigne aussi les branches basses et que la haie ne se dégarnisse pas. Idéalement, on taille par temps couvert.
Sur les rosiers déjà défleuris, on ne se contente pas d’ôter les pétales fanés. On coupe toute la tige qui portait la fleur, jusqu’à la première feuille à cinq folioles. Les pousses sauvages qui jaillissent du pied, plus claires et très piquantes, se retirent aussi car elles pompent la sève. Le magazine Plantura conseille d’éviter les tailles fortes après le 15 juillet pour préserver la rusticité hivernale. Pour les pommiers et poiriers, une taille d’été supprime les pousses verticales vigoureuses et le bois malade, ce qui renforce la fructification ; chez le noyer, on privilégie aussi cette période, l’espèce supportant mal les coupes hivernales.
Framboisiers, groseilliers et vivaces : les bons gestes de juillet
Après la récolte, les arbustes à petits fruits profitent aussi d’un coup de sécateur. Sur les framboisiers, on coupe au ras du sol toutes les cannes qui ont porté des fruits, brunes et ligneuses ; seules les tiges vertes de l’année restent pour la prochaine cueillette. Groseilliers et cassis gagnent à voir disparaître leurs branches les plus âgées, sectionnées à la base.
Pour ces arbustes, une règle simple aide à choisir : tout ce qui a plus de quatre ans peut partir, ce renouvellement laisse passer l’air et la lumière. Côté vivaces, lavande et pied-d’alouette se rabattent d’environ un tiers après la première floraison si l’on veut une nouvelle vague de fleurs, avec arrosage et un peu d’engrais. Si l’objectif est plutôt de récolter des graines ou de laisser les plantes se ressemer, on garde les tiges sèches. Et si un geste dépasse un peu, la plupart des plantes s’en remettent très bien.