En septembre, ce geste simple aide vraiment à épaissir la pelouse et à freiner les mauvaises herbes

En septembre, ce geste simple épaissit vraiment la pelouse et freine les mauvaises herbes

Après l’été, beaucoup rangent la tondeuse et oublient leur pelouse. Quelques semaines plus tard, le gazon jaunit, les trous se multiplient, et les mauvaises herbes profitent de chaque espace vide. Pourtant, septembre reste un mois charnière : en un geste, il est possible de relancer la pelouse pour tout l’automne.

Les jardiniers professionnels ne misent pas d’abord sur les engrais ou les désherbants, mais sur un principe simple : plus il y a de brins d’herbe au mètre carré, moins les adventices trouvent de place pour s’installer, le moyen le plus simple de freiner les mauvaises herbes. Et justement, en septembre, toutes les conditions se réunissent pour appliquer ce fameux geste.

Septembre, la meilleure période pour le sursemis de pelouse

Ce geste porte un nom technique, mais la pratique reste très accessible : le sursemis de pelouse, ou regarnissage. Il consiste à semer de nouvelles graines directement dans un gazon existant pour le densifier, à condition qu’il reste encore suffisamment d’herbe en place. « Vous pouvez remarquer que, au fil des années, votre pelouse devient clairsemée et présente des plaques, ce qui permet aux mauvaises herbes de pousser dans les zones nues », expliquent les experts de Garsons.

« Le sursemis est parfait pour ces zones afin d’éviter les mauvaises herbes, mais il peut aussi servir à épaissir la plupart des parties de la pelouse », ajoutent-ils. Ils assurent aussi que « l’automne est de très loin la meilleure période pour sursemer les pelouses ». Avec un sol encore chaud, souvent autour de 10 à 12 °C, et des pluies plus régulières, les graines germent vite et s’installent avant l’hiver.

Sursemis : la méthode en cinq étapes très simples

En pratique, tout se joue en une courte séance de jardinage. Pour réussir un sursemis de pelouse en septembre, les spécialistes décrivent une méthode en cinq étapes faciles à suivre.

  • Nettoyer la surface : enlever feuilles, débris et mauvaises herbes bien visibles.
  • Tondre assez court, moins de 4 cm, et ramasser soigneusement tous les résidus.
  • Ouvrir le sol avec un râteau, une scarification légère ou une fourche aérateur, puis ajouter un fin terreautage.
  • Semer les graines à environ 20 à 25 g/m², sans dépasser 0,5 cm de profondeur, puis ratisser légèrement.
  • Plaquer les graines en marchant ou avec un rouleau, puis arroser en pluie fine et garder la surface humide une dizaine de jours.

Avec cette densité retrouvée, le gazon occupe rapidement tout l’espace disponible. Les chercheurs de l’université d’Iowa observent qu’une pelouse bien épaisse connaît beaucoup moins de problèmes de mauvaises herbes, car la lumière n’atteint plus le sol nu. Le sursemis de septembre permet au gazon de refermer les trous avant que pissenlits et autres adventices ne s’y installent.

Arrosage, tonte : bien gérer les jours qui suivent le sursemis

Juste après avoir semé, l’eau devient votre meilleure alliée. Les spécialistes recommandent de maintenir la surface humide en continu pendant environ dix jours, avec un arrosage en pluie fine pour ne pas déplacer les graines. Mieux vaut arroser un peu chaque jour que noyer le sol d’un coup. Durant cette phase, on évite autant que possible le piétinement.

La germination intervient souvent entre sept et quinze jours, selon la température du sol. Quand les jeunes brins atteignent 8 à 10 cm, Jardinerie-en-ligne conseille une première tonte haute, autour de 5 à 6 cm, avec une lame bien affûtée. Ensuite, on continue à couper assez haut jusqu’à l’hiver. Le printemps suivant, la pelouse apparaît plus dense, plus verte, et les mauvaises herbes trouvent nettement moins de place.