Façade de maison : une nouvelle étude révèle que ces deux couleurs très répandues la font paraître plus vieille

Selon une nouvelle étude, ces deux couleurs de façade vieillissent votre maison

Vous pensiez jouer la sécurité en choisissant une façade neutre, bien sage, presque passe-partout. Or une grande enquête sur les extérieurs de maison vient de montrer que deux teintes chouchoutes des années 2010 sont désormais celles qui datent le plus une façade, visuellement comme dans l’esprit des acheteurs.

Réalisée en 2026 par Houzz Research, la Houzz Outdoor Trends Study 2026 a interrogé plus d’un millier de propriétaires en pleine rénovation. Résultat : les palettes se réchauffent nettement et certains neutres froids, omniprésents ces dernières années, perdent du terrain. Deux couleurs, en particulier, ne font plus du tout l’unanimité.

Une étude 2026 qui bouscule les couleurs de façade

L’enquête Houzz, menée du 25 avril au 6 mai 2026 auprès de 1 191 propriétaires rénovant leur extérieur, révèle un basculement net vers des teintes plus chaleureuses. Le beige devient la couleur de façade numéro un : il est choisi par 24 % des personnes interrogées, contre seulement 10 % en 2024. Cette progression rapide traduit un vrai changement de goût.

Dans le même temps, les autres neutres montent légèrement. Le rapport résume la tendance ainsi : « Les parts de propriétaires rénovant qui choisissent le vert (9 %), le noir (8 %), le brun (7 %) et le bleu (5 %) pour leurs murs extérieurs sont restées stables ou ont montré une légère croissance », indique Houzz. « Le jaune a également augmenté de 2 points de pourcentage pour atteindre 5 % ». En creux, cela signifie que d’autres couleurs reculent fortement pour laisser la place.

Pourquoi la façade blanche et la façade grise vieillissent une maison

Les grandes perdantes de l’étude sont très clairement la façade blanche et la façade grise. Le blanc passait encore par 23 % des projets en 2024 ; il ne représente plus que 14 % des rénovations en 2026. Le gris suit la même pente, de 19 % à 12 %. « Croyez-le ou non, le blanc n’est peut-être plus considéré comme la couleur incontournable pour l’extérieur d’une maison », observe l’article d’Apartment Therapy en commentant ces chiffres.

Pendant des années, les gris froids et les blancs éclatants ont dominé façades et intérieurs. L’étude note que les propriétaires se tournent maintenant vers des neutres plus « terre », influencés par la montée du design biophilique et le désir de maisons plus chaleureuses. Ces façades blanches ou grises, très présentes dans les lotissements récents, donnent alors parfois l’impression d’une vague passée, surtout lorsqu’elles sont traitées de manière uniforme, sans contraste marqué.

Les situations où une façade blanche ou grise peut vite paraître datée sont fréquentes :

  • Façade claire, volets et menuiseries blancs, sans aucun élément foncé pour structurer le volume.
  • Crépi gris froid associé à un sol gris et à peu de végétation, qui accentue l’aspect minéral.
  • Maison nord ou peu ensoleillée, où un blanc bleuté ou un gris tirant sur le bleu refroidit encore l’ensemble.

Comment rajeunir une façade blanche ou grise sans tout repeindre

L’étude Houzz montre une autre évolution forte : le succès des encadrements foncés. Le noir devient la couleur de trims la plus choisie, avec 39 % des projets, quand les encadrements blancs tombent à 19 %. Au total, 69 % des propriétaires optent pour un contraste marqué entre murs et détails. Sur une façade blanche ou grise existante, travailler ce contraste suffit souvent à la moderniser : menuiseries noires ou anthracite, porte d’entrée plus sombre, corniches et gouttières mises en valeur.

Pour un changement plus profond, beaucoup de propriétaires américains basculent vers des beiges ou des tons « greige », intermédiaires entre gris et beige. La méthode conseillée par des sites spécialisés comme This Old House reste simple : tester de grandes plaques peintes, observées plusieurs jours à différentes heures, afin de voir comment la couleur réagit à la lumière naturelle et au jardin environnant.

En France, une autre contrainte entre en jeu : le Plan Local d’Urbanisme et les Architectes des Bâtiments de France en secteur protégé. Les teintes visibles depuis la rue sont souvent encadrées, ce qui limite parfois le passage du gris au beige. Maison & Travaux rappelle que le ministère de la Culture souligne qu’il existe « toujours une solution acceptable » et qu’aucun « blocage avéré » sur les volets n’est reconnu.

Les architectes jouent alors la carte des volets bicolores. La face extérieure respecte la couleur imposée, tandis que l’intérieur du volet adopte un bleu profond, un vert bouteille ou un jaune moutarde, invisibles volets fermés. Une manière de réchauffer la perception de la maison depuis l’intérieur, sans modifier officiellement la façade. Avant de se lancer, un passage par le service urbanisme pour vérifier ce qui est autorisé reste prudent.

Sources