Si vous avez un jardin et que vous aimez y passer du temps en toute tranquillité, méfiez-vous de certains choix de plantations. Deux arbres très populaires en France peuvent s’avérer un vrai cauchemar pour votre jardin. D’après les informations diffusées par le site gouvernemental des Bouches-du-Rhône, ces arbres sont particulièrement propices à la prolifération des chenilles processionnaires.
Deux arbres très courants, mais à éviter absolument
On les choisit souvent pour leur allure ou leur ombre généreuse, mais le pin et le chêne, une fois installés dans votre jardin, peuvent devenir des hôtes idéaux pour les chenilles processionnaires. Le souci ? On ne les remarque que trop tard. Leurs nids, en boule cotonneuse, se fondent dans le décor.
Ces arbres sont comme des aimants à chenilles urticantes, et malheureusement, une fois installées, ces dernières deviennent un vrai danger : dès qu’elles se sentent menacées, elles libèrent des poils minuscules porteurs de toxines. Même un simple courant d’air peut transporter ces poils urticants sur plusieurs dizaines de mètres. Il suffit de passer à proximité ou d’étendre du linge au vent pour en ressentir les effets.
Jardin et santé : le fléau des chenilles processionnaires
Ces chenilles ne sont pas que désagréables : elles sont un vrai problème de santé publique. Entre novembre et mars pour celles qui vivent dans les pins, et de mai à juillet pour celles du chêne, elles descendent de leurs nids en longues files, souvent à la tombée du jour. Les enfants qui jouent dehors, les adultes qui tondent la pelouse ou jardinent sans protection… tout le monde peut être exposé, sans le savoir.
Des démangeaisons, des rougeurs, une conjonctivite soudaine ? Cela peut venir d’un simple passage sous un arbre infesté. Les symptômes peuvent apparaître dans les heures qui suivent l’exposition, parfois sans qu’on ait vu la moindre chenille.
La chenille processionnaire, un vrai poison pour vos animaux
Les chiens et les chats sont particulièrement vulnérables. En flairant ou en touchant une chenille, ils peuvent être gravement atteints : langue gonflée, salivation excessive, voire nécrose. Les vétérinaires de la région PACA-Corse alertent sur l’urgence d’une intervention dès les premiers signes.
Et surtout, ils recommandent d’éviter tout contact avec le pelage contaminé, sous peine de se contaminer soi-même. Mieux vaut prévenir que guérir : éloignez les animaux de ces arbres… Ou évitez tout simplement de planter un pin ou un chêne.
