Jonquilles qui ne refleurissent plus : le conseil d’un jardinier britannique et cette règle des 6 semaines à retenir

Le conseil d’Alan Titchmarsh pour l’entretien des jonquilles et les faire refleurir l’année suivante

Les touffes de jonquilles qui jaunissent après la floraison donnent vite envie de tout raser pour retrouver un massif net. Beaucoup de jardiniers coupent alors feuilles et tiges au plus vite… puis s’étonnent de ne plus voir de fleurs l’année suivante. L’horticulteur britannique Alan Titchmarsh propose au contraire une méthode très précise pour presque garantir la refloraison des jonquilles.

Figure incontournable des jardins à la télévision anglaise, Alan Titchmarsh insiste sur quelques gestes simples à effectuer juste après la floraison, entre février et mai. Patience, feuillage laissé en place et engrais adapté : selon lui, ce trio fait toute la différence pour les bulbes. Tout se joue en six semaines.

Pourquoi le conseil d’Alan Titchmarsh change tout pour les jonquilles

Après la floraison, le feuillage des jonquilles continue à produire de l’énergie grâce à la lumière et la renvoie vers le bulbe, qui se “recharge” pour l’année suivante. Si l’on coupe trop tôt, le bulbe n’a pas le temps de faire ses réserves et la floraison suivante en pâtit. Alan Titchmarsh conseille donc d’attendre six semaines pleines après la fin des fleurs avant de rabattre les touffes au ras du sol.

Pour lui, cette période d’attente est aussi le moment idéal pour nourrir les plantes. Dans une vidéo YouTube réalisée avec Waitrose & Partners, il explique : « Une chose que vous pouvez faire pour leur donner un petit coup de pouce supplémentaire, c’est de les nourrir. Je suis un jardinier biologique et, pour moi, le sang, poisson et os est l’engrais de choix. Il contient les trois principaux nutriments pour les plantes : azote, phosphates et potasse », a rapporté le média Devon Live. Cet engrais organique complet aide les bulbes à constituer des réserves solides.

La règle des 6 semaines et l’engrais sang-poisson-os pour faire refleurir les jonquilles

Au-delà du simple apport d’engrais, Alan Titchmarsh détaille une vraie petite routine. Il recommande d’ôter les fleurs fanées pour que la plante ne gaspille pas son énergie à former des graines. Ensuite, il faut laisser le soleil frapper pleinement les feuilles et les tiges, tout en répartissant une ou deux poignées d’engrais sang, poisson et os autour des touffes. Selon lui, « la combinaison consistant à enlever ces têtes de graines, à laisser le soleil faire la photosynthèse à travers les feuilles et les tiges et à nourrir les bulbes, en mettant un peu d’engrais autour d’eux, vous garantira des fleurs l’année prochaine ».

Pour appliquer ce conseil d’Alan Titchmarsh sur les jonquilles sans se tromper, une chronologie simple aide à s’y tenir :

  • Jour 0 : les fleurs fanent, on coupe uniquement les têtes, on laisse tout le feuillage en place.
  • Semaine 1 à 2 : on épand autour des bulbes une poignée d’engrais sang, poisson et os, on griffe légèrement la terre.
  • Semaine 3 à 4 : on vérifie que les feuilles restent bien au soleil, sans les tresser ni les attacher.
  • Semaine 5 à 6 : quand le feuillage jaunit et ramollit, on coupe au ras du sol pour nettoyer le massif.

Éviter la “cécité” des jonquilles et retrouver des bulbes en pleine forme

Malgré ces soins, certains jardiniers observent parfois seulement du feuillage, sans aucune fleur. Alan Titchmarsh rappelle que les jonquilles peuvent alors souffrir de « cécité ». Le phénomène s’explique souvent par une surpopulation de bulbes trop serrés, une ombre trop marquée ou un sol appauvri. Dans ces conditions, même un bon entretien après floraison ne suffit plus, car les bulbes manquent d’espace, de lumière ou de nutriments.

Son protocole est clair : en automne, une fois le feuillage complètement sec, il conseille de déterrer les bulbes aveugles et de les déplacer vers une zone plus ensoleillée, dans un sol mieux drainé et enrichi. Les touffes sont alors divisées pour espacer les bulbes, qui retrouvent de la place pour grossir. Alan Titchmarsh prévient que la plante peut mettre un an ou deux avant de refleurir à nouveau, mais ce déplacement, combiné chaque printemps à la règle des six semaines et à l’engrais sang, poisson et os, redonne progressivement vigueur et floraison aux jonquilles.