Il y a dans mon jardin un mirabellier qui rythme chaque début d’été. Autrefois, ils étaient deux à se partager la lumière de mon jardin du Gers : l’un, généreux et précoce, me donnait ses fruits dès la fin juin ; l’autre, plus tardif, attendait les grandes chaleurs pour se couvrir d’or. Une tempête plus forte que les autres a emporté le premier, celui que j’aimais tant. Il me manque encore aujourd’hui : ses fruits arrivaient tôt, comme une promesse de saison. Le vieux mirabellier qui reste…