Le bon moment pour bouturer groseilliers et cassissiers et obtenir de beaux fruits l’été prochain

Le bon moment pour bouturer groseilliers et cassissiers et préparer de belles récoltes

Envie de transformer un seul pied de groseilliers ou de cassissiers en une petite haie fruitière sans vous ruiner ? Ces arbustes rustiques se prêtent très bien au bouturage, à condition de choisir la bonne période et les bons gestes. Beaucoup espèrent des grappes généreuses dès l’été suivant, d’où l’importance de bien comprendre le calendrier réel avant de se lancer.

Les spécialistes rappellent que ces arbustes se bouturent très facilement à l’automne, une fois le feuillage tombé. Le bois est alors suffisamment mûr, mais encore jeune pour bien s’enraciner. Les boutures mises en terre à cette saison vont surtout préparer l’avenir : elles s’installent en hiver, démarrent au printemps et ne donnent leurs premiers fruits qu’après un certain délai. C’est justement ce timing qu’il faut avoir en tête.

Quand bouturer groseilliers et cassissiers pour bien lancer les plants

Le moment idéal se situe après la chute complète des feuilles, de l’automne jusqu’au début de l’hiver, en dehors des périodes de gel prolongé. On réalise alors des boutures de bois sec, sur des rameaux d’un an facilement reconnaissables à leur couleur beige clair. Cette phase correspond à ce que les jardiniers appellent le repos de l’arbuste, période où l’on peut intervenir sans trop le perturber.

Les boutures plantées à cette période forment des racines dans le courant de l’hiver, puis développent une nouvelle végétation dès le printemps suivant. D’après l’article de Jérôme Goust, la fructification commence généralement « au bout de 2 ans ». Autrement dit, les boutures faites cet automne ne donneront pas une récolte abondante l’été prochain, mais elles poseront les bases de futures récoltes régulières.

Comment prélever et planter les boutures de groseillier et de cassissier

Sur chaque pied en place, coupez des segments d’environ 20 cm dans les rameaux d’un an, en veillant à conserver au moins deux bourgeons bien formés. Le bouturage peut se faire « en place », directement là où l’arbuste deviendra un petit buisson. On enterre les boutures par deux, à environ 15 cm de profondeur, en les espaçant de 10 cm : un bourgeon se retrouve sous terre pour produire les racines, l’autre reste hors sol et donnera les futures branches.

Autre solution décrite par l’article : créer une petite pépinière. Dans ce cas, les boutures sont alignées à 10 cm les unes des autres, toujours avec un bourgeon enterré et un hors sol. Un an plus tard, on les déterre avec un maximum de terre et de racines pour les replanter définitivement. Ce système facilite les déplacements et limite les pertes si l’on ne sait pas encore où installer sa future haie fruitière.

Espacement, entretien et premières récoltes de groseilliers et cassissiers

Pour constituer une haie, les jeunes plants sont installés à environ 1,50 m d’écartement. Cet espace laisse à chaque arbuste la place de s’étoffer et de bien fructifier. Il faut maintenir le sol propre et légèrement humide au pied, car les racines restent superficielles et le désherbage devient vite pénible si les herbes s’installent. On peut aussi profiter de la diversité des variétés, entre groseilles rouges classiques et anciennes variétés à baies roses ou blanches.

  • Prélever des rameaux d’un an, couleur beige clair.
  • Couper des boutures d’environ 20 cm avec au moins deux bourgeons.
  • Enterrer un bourgeon à 15 cm de profondeur, laisser l’autre à l’air libre.
  • Espacer les boutures de 10 cm en pépinière ou 1,50 m en haie.
  • Garder le sol propre et humide pour favoriser l’enracinement.

Le calendrier reste simple à retenir : premier hiver, les boutures enracinent ; au printemps suivant, elles se couvrent de jeunes tiges ; la vraie fructification au bout de 2 ans seulement. L’été qui suit le bouturage sert surtout à construire la charpente de l’arbuste. En acceptant ce léger décalage, chaque bouture de groseillier ou de cassissier devient un investissement pour des étés suivants riches en grappes bien juteuses.