Les jardiniers peuvent se débarrasser définitivement du lierre en quelques jours seulement grâce à une solution entièrement naturelle.

Des lianes qui s’incrustent dans les joints, un tronc d’arbre totalement enserré, un massif étouffé… Quand le lierre s’installe, beaucoup de jardiniers pensent qu’il n’existe qu’une solution : les gros désherbants chimiques. Pourtant, une simple préparation maison permet de le faire brunir en quelques jours seulement.

Le lierre commun (Hedera helix) grimpe grâce à ses racines adhésives et repart au moindre morceau de tige oublié. Le couper au sécateur ne suffit jamais à se débarrasser du lierre définitivement. Une équipe de spécialistes en irrigation a pourtant détaillé une méthode 100 % naturelle qui dessèche le feuillage en cinq à six jours, avant d’arracher les racines pour de bon. De quoi éveiller la curiosité.

Pourquoi le lierre résiste et comment le faire sécher en quelques jours

Sur un mur, un arbre ou un talus, le lierre combine de puissantes racines souterraines et de multiples racines adventives qui s’accrochent au support. Même après une taille sévère, chaque fragment enraciné peut redémarrer. Cette réserve souterraine explique pourquoi il semble repousser « du jour au lendemain », malgré des heures de travail.

Les experts de Drip Works recommandent d’attaquer d’abord la partie aérienne avec du vinaigre de cidre pulvérisé sur les feuilles, qui agit comme un herbicide naturel en déshydratant le feuillage et en fragilisant sa couche cireuse protectrice. « Si vous voulez un mur de jardin sans lierre, c’est un moyen efficace et naturel d’y parvenir », expliquent les spécialistes de Drip Works, cités par le Nottingham Post, qui parlent d’une solution « prouvée comme étant la meilleure solution pour tuer le lierre ». Le feuillage jaunit, brunit puis se dessèche en quelques jours.

La recette du désherbant naturel vinaigre, sel et liquide vaisselle

La préparation mise en avant par Drip Works utilise trois ingrédients de cuisine : vinaigre de cidre, sel et liquide vaisselle. Pour un grand pulvérisateur, les spécialistes conseillent d’assembler environ 3,8 litres de vinaigre de cidre, une cuillère à soupe de sel et deux cuillères à soupe de liquide vaisselle. Le vinaigre blanc peut aussi convenir, l’efficacité dépendant surtout de la teneur en acide acétique. On ferme bien le pulvérisateur, on agite puis on enfile gants, manches longues et bottes.

Sur une journée sèche, sans vent ni pluie annoncée dans les 24 à 48 heures, on recouvre soigneusement les feuilles de cette solution, en évitant les plantes voisines. Le vinaigre brûle les tissus, le sel accentue la déshydratation et le liquide vaisselle joue le rôle de tensioactif pour faire adhérer le mélange à la surface cireuse des feuilles. « Après cinq à six jours, utilisez un sécateur de jardin et une scie d’élagage pour retirer le lierre mort qui adhère fermement au bâtiment », conseille l’équipe de Drip Works. La plante est alors nettement affaiblie.

Arracher les racines du lierre pour un résultat vraiment définitif

Un point reste capital : ce désherbant naturel agit surtout par contact sur la partie visible de la plante. Les racines profondes du lierre peuvent survivre si l’on s’arrête là. Pour viser une disparition durable, des spécialistes recommandent de déterrer les pieds sur 20 à 30 cm de profondeur et sur 30 à 50 cm de rayon autour de chaque souche, en retirant soigneusement tous les fragments. Sur un mur ancien, mieux vaut décoller les tiges desséchées avec douceur pour ne pas arracher l’enduit ou les joints.

Après l’arrachage, un paillage opaque à base de carton recouvert de paille ou de copeaux de bois aide à épuiser les éventuelles racines restantes en les privant de lumière pendant plusieurs mois. Les spécialistes rappellent aussi que le vinaigre perturbe la vie microbienne du sol et que le sel s’y accumule, avec un risque de sol stérilisé en cas d’abus. Ce mélange naturel se réserve donc plutôt aux pieds de murs, allées graveleuses ou zones sans culture, tandis que l’on surveille les anciennes zones infestées pour couper rapidement toute repousse. Le lierre continue ainsi de jouer son rôle pour la faune là où il ne gêne pas, tout en laissant murs et massifs respirer ailleurs.