Juin arrive, les massifs explosent de couleurs, les rosiers débordent, on veut que le jardin reste parfait. Pourtant, au milieu de cette exubérance, deux erreurs de jardinage à éviter en juin peuvent saboter la saison, fragiliser la faune et laisser un arrière-goût amer une fois l’été lancé.
Fort de 30 ans d’expérience et d’un diplôme en horticulture, le spécialiste des rosiers Ben Hamilton Anderson, suivi sur les réseaux sociaux, observe ces erreurs chez tous les profils de jardiniers. Ses alertes visent tout particulièrement le mois de juin, quand pucerons et conseils viraux se multiplient.
En juin, erreur de jardinage n°1 : pesticides dégainés trop vite
Pour Ben Hamilton Anderson, « L’utilisation de pesticides et d’herbicides sans tenir compte des conséquences sur l’écosystème est ce dont les gens devraient se méfier à cette période de l’année », explique-t-il au site Express.co.uk. Il précise aussi : « Je comprends que les produits chimiques doivent être utilisés quand on est jardinier professionnel, j’utilise moi-même des produits chimiques, je suis assez transparent là-dessus, mais de façon très contrôlée et responsable, sous licence ».
Le problème, poursuit-il, vient du réflexe de traiter dès le premier puceron : « Les gens se précipitent dans leur jardin et voient un problème, par exemple en ce moment il est très lié aux pucerons, aux mouches vertes, aux mouches noires, ils ont l’impression que leur jardin est attaqué ». Cette réaction menace les auxiliaires naturels qui dévorent ces ravageurs, mais aussi la vision même du jardin : « Ils ont le sentiment que ces choses vont nuire à la beauté de leurs espaces extérieurs et pour moi, je me considère comme le gardien de mon espace extérieur, nous avons la chance d’avoir un tiers d’acre. Ce n’est pas mon jardin, le jardin est en réalité pour la faune avec laquelle je le partage et je le plante en ce sens ». Pour nourrir oiseaux, coccinelles et autres insectes, il assume un jardin plus sauvage : « Je laisse mon jardin comme un garde-manger naturel pour les oiseaux en permanence, afin qu’ils aient accès à tout ce qu’ils veulent ». Et il va même plus loin : « Je ne supprime pas les fleurs fanées et je ne nettoie pas pour enlever les déchets dans le jardin, je les laisse se décomposer là où ils tombent. Et il est vraiment important d’être conscient de tout votre écosystème et de ne pas prendre de décisions hâtives qui pourraient poser des problèmes à la faune ».
Erreur n°2 au jardin en juin : les tendances jardinage des réseaux sociaux
Ben Hamilton Anderson met aussi en garde contre un autre réflexe très actuel : croire tout ce que l’on voit sur TikTok ou Instagram. « Il y a énormément de gens sur internet qui pensent savoir de quoi ils parlent et qui prennent un petit morceau d’information et s’en emparent très vite, et cela fait que d’autres personnes y prêtent attention et se mettent à faire la même chose sans, là encore, faire leurs propres recherches ». « Donc pour moi, un autre piège consiste à se laisser entraîner dans une tendance en ligne pour faire quelque chose alors qu’on n’a en réalité fait aucune recherche à son sujet au départ ».
Avant de copier une vidéo virale, demandez-vous si elle correspond vraiment à votre jardin. Rien ne garantit que climat, sol ou règles locales soient les mêmes chez vous.
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Juin au jardin : adopter le rôle de gardien de l’écosystème
Un jardin moins lisse devient vite un refuge pour la biodiversité locale.
En juin, chaque geste réfléchi pèse sur la santé future du jardin.