Connaissez-vous vraiment les serpents ? Certaines espèces ont disparu, tandis que d’autres refont surface alors que personne ne les avait observées depuis des décennies. C’est notamment le cas de cet animal, un reptile retrouvé sur cette île des Caraïbes après près de vingt ans d’absence.
Plus de 4 000 espèces : la fascinante diversité des serpents
Les serpents sont bien plus nombreux qu’on ne l’imagine sur notre petite planète bleue. En juin 2026, la Reptile Database recensait 4 249 espèces dans le monde. Ce chiffre évolue régulièrement avec les nouvelles découvertes et les changements de classification. Toutes ne sont cependant pas encore évaluées par l’UICN.
Mais concernant les extinctions, le bilan documenté est beaucoup plus limité. Parmi les espèces reconnues comme disparues figurent le boa fouisseur de Round Island, éteint à l’île Maurice, et le serpent vermiforme d’Hoffstetter, autrefois présent à La Réunion. Les scientifiques considèrent d’autres serpents comme possiblement disparus, mais l’absence d’observations ne leur permet pas encore de confirmer les faits. En effet, parfois, certains serpents ressurgissent alors qu’on ne s’y attendait plus.
20 ans après, un serpent refait surface sur une île
Il mesure à peine quelques centimètres et passe facilement pour un ver de terre noir. Pourtant, ce petit reptile est bien un serpent. En mars 2025, une équipe a retrouvé le serpent-fil de la Barbade, Tetracheilostoma carlae, dans une forêt du centre de l’île, après près de vingt ans sans observation scientifique confirmée.
Pour mettre la main sur l’animal, les chercheurs ont inspecté les abris naturels du sol, jusqu’à soulever une pierre coincée sous une racine. L’individu mesurait environ 9 à 10 centimètres. D’après le magazine Géo, les chercheurs l’ont examiné au microscope, identifié, puis relâché dans son milieu naturel.
Comment préserver le serpent-fil de la Barbade ?
La redécouverte du serpent-fil de la Barbade ne règle pas pour autant la question de sa survie. Les scientifiques observent très difficilement le Tetracheilostoma carlae. De plus, l’espèce limite sa reproduction : la femelle ne pond qu’un seul œuf à la fois. Pour un animal aussi rare, chaque perte d’individus compte.
Et son habitat, lui aussi, s’est considérablement réduit. Environ 98 % du couvert forestier originel de la Barbade a disparu depuis la colonisation, notamment avec la transformation des terres. Les derniers espaces boisés de l’île sont donc particulièrement importants pour ce petit serpent, dont les scientifiques viennent tout juste de retrouver la trace.