Poser un pot en terre cuite retourné dans le jardin : à quoi ça sert et pourquoi c’est recommandé

Pourquoi voit-on parfois un pot en terre cuite retourné dans les jardins ? Ce petit aménagement, facile à effectuer, n’est pas là par hasard. Découvrez pourquoi cette astuce toute simple mérite une place dans votre jardin et comment bien l’installer.

Comment favoriser la biodiversité dans votre jardin

Un jardin n’est pas seulement un endroit où poussent les plantes. Il accueille aussi une foule d’insectes qui participent à son équilibre. Ils peuvent notamment polliniser les fleurs ou limiter écologiquement certains ravageurs. Leur présence est donc précieuse pour maintenir un jardin vivant et diversifié.

Par exemple, installer un hôtel à insectes permet justement de créer des abris supplémentaires. Selon les matériaux utilisés, différentes espèces peuvent venir y trouver refuge, notamment pour passer l’hiver. Mais cet aménagement ne fait pas tout : pour attirer ces petits auxiliaires, il faut aussi leur laisser des fleurs, des plantes variées et quelques coins moins entretenus.

Pourquoi mettre un pot retourné au jardin

Les perce-oreilles ou forficules peuvent être tout aussi bénéfiques dans votre jardin puisqu’ils mangent notamment des pucerons, des psylles et des carpocapses. Pour leur offrir une cachette, un pot en terre cuite d’environ 18 cm de diamètre fait l’affaire. Il suffit de le remplir de paille, sans la tasser, puis de la maintenir avec un grillage, selon Jardiner Autrement.

Retournez ensuite le pot et placez-le dans le bas de l’hôtel à insectes. La paille ayant pris l’humidité pendant l’hiver, changez-la chaque année, fin avril. Après quelques jours, rapprochez l’abri d’une plante infestée de pucerons. Vous pouvez aussi suspendre le pot à une branche, en veillant à laisser aux forficules un passage libre.

Ces autres insectes utiles au jardin

Les coccinelles sont aussi bien connues pour leur appétit pour les pucerons, mais elles ne sont pas les seules alliées du jardinier. Les chrysopes et les larves de syrphes s’attaquent elles aussi à ces nuisibles. Les abeilles sauvages, de leur côté, participent à la pollinisation des fleurs et des légumes.

D’autres insectes sont également précieux. Les carabes se nourrissent notamment de limaces, d’escargots et de larves présentes au sol. Les bourdons et les papillons transportent du pollen d’une fleur à l’autre. Pour les favoriser, laissez quelques fleurs sauvages, conservez des abris naturels et évitez les traitements insecticides.