Avant que l’automne ne s’installe, les balcons peuvent se transforment en garde-manger improvisé pour la faune. Ça tombe bien : deux fruits de saison suffisent pour attirer mésanges, merles et rouges-gorges.
Ces fruits qui attirent les oiseaux sur votre balcon
Dès le mois de septembre, les oiseaux cherchent de nouvelles sources d’énergie pour affronter les premiers froids. S’il est mal vu de nourrir les volatiles à l’automne, il vous reste une petite fenêtre pour les attirer chez vous. Ceci, grâce aux pommes et aux poires, abondantes en cette saison et riches en sucres naturels et en eau. Installées sur un balcon, elles dégagent une odeur sucrée qui capte l’attention des volatiles à plusieurs mètres. On voit souvent se poser des merles friands de chair tendre, ou encore des mésanges qui picorent les morceaux les plus juteux.
L’atout majeur de ces fruits réside aussi dans leur accessibilité. Contrairement aux graines dures, ils ne demandent aucun effort particulier : la chair molle se picore facilement, même pour les jeunes oiseaux. Résultat, les balcons équipés de simples quartiers de pommes ou de poires deviennent rapidement des points de rendez-vous animés fascinants à observer.
Comment bien installer ces fruits sur votre balcon ?
Pour que l’expérience soit la plus efficace possible, il suffit de poser les fruits à même la rambarde ou dans une petite coupelle. Les couper en deux permet d’exposer la chair et de libérer davantage d’arômes. En période de fraîcheur matinale, ces morceaux se conservent aisément plusieurs heures sans perdre leur attrait.
Il est conseillé d’éviter les fruits trop abîmés ou fermentés, qui attirent moins d’oiseaux que de guêpes. Mieux vaut privilégier des pommes et des poires fraîches et légèrement mûres, dont la texture tendre plaît à la majorité des visiteurs ailés. De cette manière, vous transformez, l’espace d’un temps, votre balcon tranquille en véritable refuge nourricier.
Pourquoi est-il conseillé de ne pas nourrir les oiseaux en octobre et en novembre ?
En automne, les spécialistes déconseillent de nourrir les oiseaux, car la nature leur offre encore largement de quoi se sustenter. Les baies, les glands ou encore les insectes abondent dans les parcs, les haies et les sous-bois. Ces ressources naturelles permettent aux oiseaux d’adapter leur régime alimentaire et de maintenir un comportement de recherche essentiel à leur survie. En intervenant trop tôt avec des graines ou des fruits, on risque de perturber leur rythme, voire de les rendre dépendants d’une source de nourriture artificielle.
Mais il existe aussi une raison sanitaire à cette démarche. En octobre et en novembre, les températures restent relativement douces et les restes de nourriture laissés sur les balcons ou dans les mangeoires peuvent rapidement fermenter ou moisir. Ces denrées altérées favorisent la prolifération de bactéries et de parasites dangereux pour les oiseaux. Les associations de protection de la nature recommandent donc de patienter jusqu’aux premiers froids marqués, généralement en décembre, avant d’installer les mangeoires.