La concordance entre la monnaie du salaire et celle du remboursement, au jour de la souscription, ne suffit pas à neutraliser le risque pendant toute la durée du financement. Pour le frontalier, la perte de son emploi le conduit à rembourser les échéances avec des allocations chômage versées en euros. Le risque de change, initialement moins apparent du fait de la concordance des devises, devient alors une contrainte effective. Commentaire de l’arrêt de la Cour d’appel de Lyon, 1re chambre civile A, du 12 février 2026, n° 22/03753 impliquant la Lyonnaise de Banque. La cour rappelle qu’un emprunteur qui perçoit son salaire en francs suisses peut naturellement contester les clauses de change de son (…)
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