Si vous avez un pommier au jardin, ce simple geste à faire dès maintenant peut sauver toute votre récolte

Les jardins familiaux débordent de pommes en cette fin d’été, mais de nombreux foyers ignorent qu’ils peuvent perdre une bonne partie de leur récolte. Un été chaud accélère la maturation : les fruits arrivent tous à point en même temps, puis tombent au sol avant même que l’on ait pensé à sortir les paniers. Pour éviter ce scénario, une vérification rapide s’impose pour savoir quand cueillir les pommes.

Une spécialiste en horticulture, Sam Green, alerte les propriétaires d’arbres fruitiers : ce mois-ci, il suffit de gestes simples pour savoir si l’on doit cueillir tout de suite ou encore patienter. Vérifier la maturité des pommes sur l’arbre, observer les fruits déjà tombés, jeter un œil aux vers dans les pommes et préparer l’année prochaine en même temps, tout cela se joue maintenant, en une courte tournée de jardin.

Quand cueillir les pommes : le test de torsion à faire immédiatement

Sam Green rappelle que beaucoup de jardiniers s’attendent à voir leurs pommes mûres seulement en septembre : « Les pommes ne sont habituellement mûres qu’en septembre, mais avec l’été que nous avons eu, vous pouvez découvrir qu’elles mûrissent plus vite que vous ne le pensez », explique-t-elle. Elle détaille : « Ce que nous allons faire, c’est le test de torsion : on attrape une pomme, on la tourne, et elle se détache immédiatement. Là, elle est mûre ».

Sur le même pommier, tous les fruits ne répondent pas de la même façon : certains résistent encore à la rotation. L’organisation britannique Royal Horticultural Society recommande de « cueillir les pommes régulièrement à mesure qu’elles mûrissent, une fois que les fruits ont atteint une bonne taille, commencé à se colorer et ont un goût sucré ».

Pommes au sol, tri et conservation : ce que votre jardin révèle

Voir des pommes au pied du tronc n’est pas forcément une catastrophe. Pour la spécialiste, ces fruits tombés signalent surtout que la maturation a commencé sur l’arbre. Sam Green alerte toutefois sur leur fragilité : « Une fois qu’elles deviennent des fruits tombés, elles se blessent beaucoup plus facilement, il faudra donc les manger, les cuisiner ou les conserver assez vite ».

Un passage express sous chaque pommier permet de trier. Gardez à part les fruits tombés, surtout s’ils sont un peu meurtris, et réservez la meilleure conservation aux pommes cueillies à la main. Pour aller vite :

  • Pommes intactes : à stocker plusieurs semaines.
  • Fruits abîmés ou véreux : à utiliser vite en cuisine ou au compost.

Stockez les plus belles dans un local frais, sombre et ventilé, en une seule couche, en les surveillant régulièrement.

Vers dans les pommes : vérifier vos pommiers et préparer l’année prochaine

Au moment de la cueillette, regardez aussi les petits trous et galeries dans la chair des fruits, typiques du carpocapse, ce papillon dont la chenille perce les pommes. S’ils sont nombreux, la pression de ce ravageur est forte dans votre verger. Le site Astuces de Grand-Mère résume l’intérêt d’attirer des oiseaux insectivores : « Un simple bout de bois cloué sur un tronc, et voilà que les dégâts de carpocapse se sont mis à fondre l’année suivante », à propos d’un nichoir adopté par des mésanges.

Pour limiter ces vers l’an prochain, la période actuelle convient. Installez un nichoir en fin d’été, pour que les mésanges le repèrent à l’automne et y trouvent refuge l’hiver. Placez-le entre 1,5 et 3 mètres de hauteur, orienté vers l’est ou le sud-est, à l’abri des pluies battantes et du plein soleil, avec un accès dégagé devant le trou d’envol. Évitez les zones très bruyantes ou accessibles aux chats et, si vous avez plusieurs pommiers, espacez plusieurs nichoirs autour des arbres.