Tomates, courgettes, paillage… ces travaux à faire dès le 1er juillet conditionnent toutes vos récoltes

Quand les vacances arrivent et que la chaleur pointe, la tentation est grande de céder à l’appel du farniente, d’autant que les travaux de jardinage se font moins pressants… Mais l’heure est surtout aux récoltes et à l’attention portée au manque d’eau.

Que faire au jardin en juillet : s’occuper des bulbes et des fleurs méditerranéennes

Les plantes à bulbes comme les tulipes et les narcisses forment un organe de réserve vigoureux. Pour elles, la saison est bien terminée, mais il y a des bulbes qui jouent les prolongations jusqu’à l’automne. Ne les oubliez pas ! Encouragez ces bulbes d’été, à la floraison si tardive. Assurez-vous qu’ils ne souffrent pas de la soif. Contrairement aux plantes vivaces, ils ne flétrissent pas de façon aussi spectaculaire.

Les crinoles et les eucomis, parmi les plus résistants, ont aussi leur limite. S’ils s’accommodent d’un sol sec en surface, il faudra arroser là où la terre est desséchée sur plus de 5 cm de profondeur. Oubliez en revanche les bulbes de printemps. Ne commettez pas cette erreur si classique qui consiste à retirer le feuillage encombrant des derniers bulbes de printemps, comme l’ail d’ornement. Il est tentant de ratiboiser ce qui n’évoque plus le printemps depuis longtemps, pourtant, jusqu’aux derniers jours avant le flétrissement naturel, le feuillage nourrit le bulbe. Et lorsque ce dernier est trop stressé, la floraison de l’an prochain en pâtit à coup sûr.

Les compagnons du soleil, comme le brugmansia, la cassie, le laurier-rose, le plumbago et tant d’autres, ont tous un point commun : leur soif d’eau et d’engrais. Toutes ces plantes réclament de copieux arrosages, au moins deux fois par semaine et même tous les jours pour les plus assoiffées. C’est la clé de leur floraison. Lorsqu’elles manquent d’eau, elles se mettent en pause, parfois jusque tard dans l’automne, et les boutons floraux n’apparaissent que peu de temps avant l’arrivée du froid. Arrosez-les donc régulièrement, en ajoutant un engrais soluble toutes les trois semaines

Que faire au jardin en juillet : tailler les arbustes et guider les grimpantes

Il est encore temps de limiter le volume de tous ces arbustes qui fleurissent entre le printemps et l’été, comme les deutzias, les seringas, les buddleias précoces, les cistes, les grandes lavatères… La taille n’a rien de technique : raccourcissez simplement les pousses trop longues pour garder une forme harmonieuse à l’ensemble.

Mais ne coupez pas trop court : pas plus d’un tiers de la longueur des tiges. Et mieux vaut raccourcir les plus vieilles que les jeunes, qui vont former des boutons à fleurs durant les prochaines semaines.

Au jardin en juillet : des plantes à l’ombre

S’il n’y avait qu’une tâche à prévoir pour de bons résultats au potager en été, ce serait le paillis. Non seulement il garde l’humidité du sol et limite la pousse des mauvaises herbes comme on le sait, mais il nourrit le sol et évite la surchauffe. Peu importe la matière dont vous disposez pour pailler le pied des légumes. La paille, si esthétique et propre, n’est pas forcément l’idéal, comparée à des tontes de gazon déposées en petites couches associées à des restes de feuilles mortes de l’année passée. Si vous n’en avez pas beaucoup sous la main, posez d’abord un peu de carton sur le sol. Le paillis en couches, un peu à la façon des lasagnes, permet d’obtenir une épaisseur suffisante en multipliant les matières. Pratiquement tous les légumes raffolent du paillis. La seule exception concerne les haricots, qui profitent d’une couche mince, mais pas davantage. Tous les autres bénéficient d’une épaisseur entre 5 et 10 cm. Plus la terre est argileuse, et moins il faut en mettre. Il n’y a que deux erreurs possibles avec le paillis : soit oublier d’en mettre, soit le mettre trop tard. N’attendez pas les fortes chaleurs pour en garnir le pied des cultures. Sinon, vous enfermerez la sécheresse du sol en dessous. Et un sol sec, c’est un sol qui n’a aucune fertilité.

Si le soleil cogne trop fort, les plantes potagères se mettent en pause. Même dans un sol suffisamment arrosé, elles peuvent souffrir d’une température trop élevée, qui de surcroît fera couler les fleurs et limitera les récoltes. En cas d’épisode caniculaire, n’hésitez pas à placer un ombrage temporaire. L’idéal est un filet comme celui qu’on utilise contre les oiseaux. Il coupe environ 30 % de l’intensité lumineuse, ce qui convient bien. En cas d’urgence, déployez les moyens du bord, de façon temporaire. Posez des cagettes sur les rangs, voire un drap ou un rideau, ou tendez une canisse au-dessus de la culture.

Potager en juillet : côté tomates et courgettes

Retirez les pousses latérales des tomates qui naissent à l’aisselle des feuilles pour laisser monter le plant en hauteur. Les bouquets de fleurs se répartiront de façon uniforme et vous garderez non seulement le contrôle du plant, mais aussi l’accès aux tomates. La taille n’est utile que sur les variétés à gros fruits. Pour les tomates cerise et même celles de taille intermédiaire (tomates cocktail), ce n’est pas nécessaire. Mais le tuteurage, lui, reste utile.

Chez les courgettes, le moindre oubli de récolte se traduit par un grossissement des fruits laissés en place… En outre, le plant arrête de former de nouvelles fleurs femelles. Il faut donc sans cesse retirer les fruits en formation sous peine de ne plus en avoir plus tard. Pensez à congeler si le plant produit trop. Juste braisées, sans être complètement cuites, les courgettes se conservent très bien au congélateur pendant des mois.