Voici 22 fleurs qui poussent vraiment sous les arbres, même avec des racines très envahissantes

Voici 22 fleurs qui poussent vraiment sous les arbres, même avec des racines envahissantes

Le pied d’un grand arbre finit souvent en terre nue : le gazon disparaît, les massifs dépérissent, tout a l’air assoiffé. Ce n’est pas qu’une histoire d’ombre. Sous la ramure, les racines occupent tout l’espace, captent l’eau de pluie avant les autres plantes et la couche de terre disponible est parfois ridiculement mince.

Monter le niveau de sol de 20 cm pour « recréer » un massif est une fausse bonne idée, car cela peut étouffer le collet de l’arbre. Il faut plutôt miser sur des fleurs pour ombre sèche qui acceptent vraiment la concurrence racinaire. Les 22 espèces ci-dessous y arrivent, chacune à sa manière.

Comprendre l’ombre sèche sous les arbres et la concurrence des racines

Sous un arbre, la plupart des plantes subissent à la fois le manque de lumière et de pluie. Le feuillage intercepte une grande partie des averses et les racines, très nombreuses, pompent aussitôt l’humidité qui arrive au sol. Sous des essences à racines profondes comme le chêne ou certains pins, la surface peut rester un peu plus fraîche, alors que sous des érables ou des épicéas aux racines superficielles, chaque centimètre de terre est disputé.

Dans ce contexte, les champions sont soit des bulbes qui profitent du soleil de fin d’hiver avant que la cime ne se densifie, soit des vivaces couvre-sol capables de vivre avec peu d’eau. Le colchique d’automne (Colchicum autumnale), l’aconit d’hiver (Eranthis hyemalis) ou le cyclamen à feuilles de lierre (Cyclamen hederifolium) se contentent de quelques pouces de profondeur de terre pour s’installer entre les racines.

Les 22 fleurs qui acceptent l’ombre sèche et les racines envahissantes

On peut organiser ces fleurs pour ombre sèche sous les arbres en grandes familles pour choisir plus vite ce qui convient à votre situation.

  • Bulbes précoces : colchique d’automne, aconit d’hiver, gloire des neiges (Scilla), perce-neige (Galanthus nivalis), muscari (Muscari armeniacum), iphéion étoile du printemps.
  • Bulbes et rhizomes plus originaux : cyclamen à feuilles de lierre, tulipe de Sprenger (Tulipa sprengeri), iris bambou (Iris confusa), bellwort (Uvularia grandiflora).
  • Couvre-sols d’ombre : épimède (Epimedium), pachysandre de l’Allegheny (Pachysandra procumbens), violette commune (Viola sororia), gingembre sauvage (Asarum canadense), fraisier sauvage (Fragaria virginiana), bugle rampant (Ajuga).
  • Vivaces fleuries tolérantes : géranium « cranesbill », achillée millefeuille (Achillea millefolium), buglosse de Sibérie (Brunnera macrophylla), hellébore de printemps (Helleborus x orientalis), phlox rampant (Phlox subulata), céanothe ornemental (Ceanothus), Allegheny spurge.

Plusieurs demandent quelques précautions. Le colchique d’automne et l’aconit d’hiver sont décrits comme des plantes vivement toxiques : on les évite près des aires de jeux ou des zones fréquentées par les animaux. Le gingembre sauvage, au parfum de gingembre, est lui aussi considéré comme potentiellement toxique. Côté invasivité, le bugle rampant Ajuga reptans et le muscari sont signalés comme envahissants dans certains États américains, mieux vaut donc surveiller leur progression.

Bien planter ces fleurs au pied d’un arbre sans nuire à ses racines

Les bulbes comme la gloire des neiges se plantent autour de 3 pouces de profondeur, les perce-neige dès 2 pouces, le cyclamen vers 1 pouce, quand la tulipe de Sprenger demande plutôt 4 pouces et convient moins aux arbres à racines très superficielles. La violette commune peut prospérer avec seulement 2,5 pouces de sol disponible, ce qui en fait une alliée idéale des troncs entourés de grosses racines apparentes.

Pour installer tout ce petit monde, on ouvre de petites poches entre les racines sans les sectionner, on ajoute un peu de matière organique légère, recommandée pour l’iphéion, la buglosse de Sibérie ou les hellébores, puis on arrose soigneusement la première saison, même si ces plantes tolèrent le sec ensuite. Un paillage fin aide à garder l’humidité. Les zones de passage seront réservées au phlox rampant, à certains couvre-sol d’Ajuga ou à l’iphéion, qui supportent un léger piétinement, alors que d’autres vivaces préfèrent un coin au calme.