Voici les travaux d’automne à faire au jardin maintenant, selon des jardiniers de Brême

Voici les travaux d’automne à faire au jardin maintenant, selon des jardiniers de Brême

Le 16 octobre 2025, dans les Bremer Wallanlagen, un vaste parc au cœur de Brême, le ciel est bas, il bruine et les feuilles commencent à jaunir. Malgré le froid, les jardiniers du Umweltbetrieb Bremen s’activent. Pour eux, l’automne n’est pas une parenthèse calme, mais la période où tout se joue pour préparer les massifs, les pelouses et les arbres à l’hiver.

Aux commandes, la paysagiste Nathalie Kellmer coordonne une petite équipe en tenue orange imperméable. Avec sa collègue Sandra Kitzmann, elle enchaîne les tâches : entretien des pelouses, tailles, sécurisation des arbres, gestion des feuilles mortes. Leur organisation très concrète donne une grille de lecture idéale pour planifier les propres travaux d’automne au jardin.

Travaux d’automne au jardin : les priorités avant le premier gel à Brême

Sur le fossé du Wallgraben, de lourdes maisons pour canards flottent encore. Ces abris, qui pèsent environ une tonne, doivent être sortis de l’eau avant le premier gel pour que leur toit en roseaux ne soit pas abîmé par la glace. Cette priorité saisonnière rappelle qu’au jardin, tout ce qui reste en contact direct avec l’eau doit être protégé à temps.

Au sol, la pelouse fait aussi partie des urgences. Selon Nathalie Kellmer, l’équipe profite de l’automne pour boucher les trous, réparer les zones dégarnies et ressemer avant l’arrivée des températures négatives. L’herbe a encore le temps de s’installer dans un sol relativement doux, ce qui donne, au printemps suivant, un tapis plus dense et plus résistant au piétinement.

Tailles d’automne, bois mort et sécurité : la méthode des jardiniers de Brême

Inspirés par ce calendrier serré, les jardiniers des Wallanlagen passent ensuite aux tailles. Les vivaces et les buissons sont rabattus à l’automne pour repartir sur une base nette. Sur certains arbres, le bois mort est scié, mais seulement maintenant que la période de reproduction et de mise bas des animaux, qui s’étend de mi-mars à mi-juillet, est terminée.

Ce bois mort, ou Totholz, est ôté quand il menace de tomber sur les allées. L’objectif est simple : éviter que des branches ne se décrochent sur le passage des promeneurs. Dans un jardin privé, la même logique peut guider les interventions sur les arbres au-dessus d’une terrasse, d’un parking ou d’un chemin très fréquenté.

Feuilles mortes : ce que les jardiniers de Brême enlèvent… et ce qu’ils laissent

Nathalie Kellmer rappelle que les feuilles mortes ne sont pas retirées partout. « Mais seulement aux endroits où c’est judicieux et important, comme sur les chemins, pour que les passants puissent y circuler en sécurité », explique Nathalie Kellmer. Autour des plantes, les jardiniers laissent une couche de feuilles, abri pour petits animaux et insectes. « Je pense que lorsqu’arrive une période plus longue et plus froide, les feuilles tombent plus vite et nous pouvons vraiment commencer. Sur les chênes, les feuilles restent de toute façon plus longtemps accrochées que, par exemple, sur un tilleul. Un feuillage plus tendre tombe plus vite », détaille Nathalie Kellmer.

Quand vient enfin le moment de sortir les souffleuses à feuilles pour dégager pelouses et allées, Sandra Kitzmann y prend un vrai plaisir. « Formidable, j’adore ça. Quand je sais à quoi cela ressemblait avant et que je vois ensuite le résultat et que c’est, pour ainsi dire, propre », sourit Sandra Kitzmann. « C’est ce qu’il y a de beau dans notre métier, on voit toujours un résultat, et cela relativement vite », ajoute la paysagiste. Ce travail par séquences offre aussi au jardinier amateur un repère simple pour étaler ses tâches d’automne au fil des semaines.