Ce couvre-sol herbacé méconnu étouffe les mauvaises herbes dans vos massifs et limite les séances de désherbage

Genoux dans le massif, vous arrachez encore les mêmes touffes de chiendent entre rosiers, vivaces et annuelles. Une semaine plus tard, tout recommence, malgré le paillage et les heures passées à quatre pattes. Beaucoup de jardiniers cherchent alors une solution durable pour garder leurs fleurs visibles… mais plus les mauvaises herbes.

C’est là qu’entre en jeu le tapis végétal serré, ce fameux paillis vivant. Une plante couvre-sol anti mauvaises herbes colonise le sol à la place des indésirables, en occupant lumière, eau et nutriments. À propos du phlox rampant, Katie Sunderlage résume bien le principe : « C’est l’une des meilleures plantes couvre-sol indigènes et basses pour arrêter les mauvaises herbes. Elle a une ramification dense et épaisse, parfaite pour tenir les mauvaises herbes à distance », explique Katie Sunderlage, citée par le magazine Homes and Gardens. Dans un massif de fleurs, le même rôle peut être confié à un couvre-sol herbacé vedette : le Liriope.

Pourquoi un couvre-sol herbacé stoppe les mauvaises herbes dans les massifs

Dans un massif, ces plantes agissent comme un couvercle vivant : leurs racines occupent tout le terrain et leur feuillage fait de l’ombre au sol. Pour l’achillée millefeuille, Katie Sunderlage précise : « L’achillée, ou Achillea millefolium, fait partie des meilleures vivaces pour étouffer les mauvaises herbes », toujours dans Homes and Gardens. Plantée en bandes denses, elle laisse très peu de place aux intrus, surtout si on l’associe à un couvre-sol bas comme *Packera aurea* : « *Packera aurea* est l’un des meilleurs couvre-sols indigènes persistants », rappelle Carolyn Walker, citée par Homes and Gardens.

Le Liriope fonctionne exactement sur ce modèle de « paillis vivant », avec en plus un aspect très graphique. Le magazine House Digest le décrit comme une vivace de la famille des asperges, originaire d’Asie de l’Est, au feuillage en lanières proche d’un petit gazon. Rustique dans les zones 4 à 10 du département américain de l’Agriculture, il produit en fin d’été des épis de fleurs blanches ou lavande. Ses touffes épaisses couvrent totalement le sol entre les touffes de vivaces ou au pied des arbustes, privant les graines de mauvaises herbes de lumière pour germer.

Liriope et autres couvre-sols herbacés pour massifs de fleurs

Dans les massifs, le plus facile à maîtriser reste Liriope muscari, qui s’élargit par petites touffes : idéal en bordure devant les rosiers, les hortensias ou les grands phlox. Liriope spicata, lui, court via des rhizomes souterrains et forme un tapis très serré. Son pouvoir étouffant sur les mauvaises herbes est redoutable, mais il peut aussi concurrencer des plantes plus fragiles. Dans certaines régions, certaines variétés sont même considérées comme envahissantes, d’où l’intérêt de vérifier les recommandations locales avant de le planter en masse.

Pour compléter le tableau, d’autres couvre-sols herbacés jouent le même rôle selon l’exposition. En plein soleil bien drainé, Andrew Bunting conseille le thym rampant : « C’est une herbe qui s’étale très bas, avec des feuilles parfumées et de nombreuses fleurs rose lavande », explique Andrew Bunting dans le magazine Martha Stewart. En zones fraîches ou mi-ombragées, le bugle rampant offre un tapis coloré : « Elle s’adapte très bien à différentes lumières et offre de l’intérêt au fil des saisons grâce à ses épis de fleurs bleues vives au printemps », souligne Kelly Funk dans Martha Stewart. Sous arbres ou en sol humide, un tapis de golden groundsel (*Packera aurea*) ou de Cornus canadensis prend le relais là où les pelouses classiques dépérissent.

Comment installer ces couvre-sols anti mauvaises herbes dans un massif

La réussite se joue avant tout à la plantation. Les experts recommandent d’abord d’ôter au maximum chiendent, liseron ou ronces, puis d’ameublir la terre et d’ajouter un peu de compost. Pour un effet rapide, on plante serré : environ 8 à 12 petits couvre-sols bas comme le phlox rampant ou *Packera aurea* par m², et 5 à 7 touffes d’achillée par m². Les deux premiers étés, quelques séances rapides de désherbage restent nécessaires, puis le tapis végétal prend le relais et les levées de mauvaises herbes se raréfient nettement.

Côté structure, les grandes graminées peuvent accompagner ce dispositif. À propos de la fétuque de Californie, « Cette graminée ornementale bleu argenté pousse en touffes qui peuvent souvent atteindre environ 1,20 m de haut », déclare Maya Argaman. À ses pieds, un tapis de Liriope ou de bugle protège le sol, garde l’humidité et limite l’entretien. Une taille légère en fin d’hiver pour rafraîchir le feuillage du Liriope, quelques arrosages en cas de sécheresse les deux premières années, et les massifs restent fleuris et couverts, sans séances de désherbage à répétition.

Sources