Le préjudice d’anxiété découlant d’une atteinte à l’intégrité physique : constitutif d’un dommage corporel. Par Williams Ahite, Doctorant.

« Le préjudice d’anxiété résultant de la crainte d’une atteinte à l’intégrité physique provoquée par un risque élevé de développer une pathologie grave liée à l’exposition d’un produit ou à une substance toxique ou nocive est donc un préjudice consécutif à un dommage corporel ». Ainsi, le préjudice d’anxiété subi à cause de l’exposition prénatale au diéthylstilbestrol est considéré comme un dommage corporel au sens de l’article 2226 du Code civil. Ce préjudice est défini par une anxiété constante due au risque élevé de contracter une maladie grave, même en l’absence de tout diagnostic médical. Par conséquent, pour la demande en réparation de ce préjudice, la victime dispose d’un délai de dix ans à compter du jour où elle a (…)

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